9 janv. 2013

L’HOMME AUX POINGS DE FER M’A FISTER

Je connaissais l’homme aux poings d’amour, VIP de la Fistinière que ma mère m’oblige à appeler beau-papa. Je connaissais l’homme aux poings de mousse, Benoit Magimel dans des films d’action français. Mais l’homme aux poings de fer, je n’en avais jamais entendu parler : c’est un nigga au beau milieu d’un film chinois, enjoy l’idée de génie, c’est comme si on décidait de dépister le SIDA grâce à l’acupuncture.
Le put’ nèg’ de l’histoire c’est RZA, un de mecs du Wu-Tang Clan (le Sexion d’Assaut cainri), tellement fan des films de wu xia qu’il décide d’en réaliser un. Le mec, gros thug, nous fait son coming out niakwé : c’était les films de sabre ou passer pro dans une équipe de ping-pong ? Quoiqu’il en soit, son film L’homme aux poings de fer se mate comme n’importe quel film de Tsui Hark, Zhang Yimou ou Yeshitoumou Monbolderiz. La différence se joue sur la bande-son : RZA filme ses combats de sabre sur fond de rap east coast, ça change des coups de gong et des ritournelles de dongxiao mais on va pas s’exciter là-dessus, la zik à la base c’est son taf au mec. C’est pas comme s’il avait inventé le bucket de nems.
« Des combats de sabre » filmé par un black, tu t’attends forcément à un duel à la machette entre un colosse zaïrois et une brute épaisse du Congo. Ici, personne ne dépasse les 1m50 et n’a de troisième jambe sur laquelle s’appuyer. Pire, pour mieux se distinguer entre eux, les bad guys du film portent des perruques so 1982, on dirait les Journey locaux à la recherche d’un karaoké. L’histoire est sensée se dérouler dans la Chine féodale mais chez eux féodal signifie rural je crois. Une team de guerriers (ceux au look de rockeurs FM) veulent détruire un village somme toute paradisiaque : les mecs enfournent des teup’ au bordel pendant que le seul noir du coin forge l’acier.
Tout ça est bien sûr prétexte à produire un cinéma bis, à croiser le fer dans des chorégraphies improbables et à filmer deux trois geishas court vêtues. C’est stylé cinq minutes, après tu captes vite la vanité du truc. Mais bon, profitons-en, dans dix piges c’est les tching-tchang qui nous sortiront des films en hommage au cinéma US. Et quand une star de la k-pop nous sortira un western, on fera moins les grosses caisses.

Les 7 commentaires idiots

  1. Matthieu Galot09/01/2013 12:34

    Putain les mecs vous êtes grands

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  2. J'aurai dû parier un paquet de blé sur l'intitulé de votre titre. Prévisible l'ASBAF, mais j'me lasse pas de vous lire..

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  3. 1. "To fist" n'appartient pas à la langue française.
    2. Et au pire, on écrit "fisté",et non "fister", au participe passé...
    3. Allez, on essaye encore !

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  4. Je vois dans cette pseudo faute une référence à l'affaire Omar, mais après c'est peut-être juste des teubé

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  5. Yo Bernard et Pivot, bien sûr qu'il y a une réf à Omar Raddad. Et bien sûr que fist c'est français, demande à ta mère à quel point mon avant-bras sent bon la France.

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  6. sodomiser mélanie laurent avec un shuriken12/01/2013 13:21

    Anonyme s'est planter.

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  7. Si je puis me permettre, cette critique serait beaucoup plus efficace en enlevant tous les mots qui servent à rien.

    Fistinière nigga chinois SIDA put’ nèg’ niakwé Yeshitoumou Monbolderiz teup’ bordel tching-tchang

    Là on est bien.

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Fous au moins un pseudo, les anonymes ça nous pète les yeukous.