!TWILIGHT ALERT! !TEEN BITCHES WARNING! À l’attention de nos quelques lectrices fan de Twilight (les mineures), ce film avec Robert Pattison est un « film d’auteur » qui s’inscrit dans le monde dit "réel" où les vampires n’existent pas. Ce qui, faute de prévention, peut entraîner les effets suivants : crise d’hystérie, excès de sébum, menstruations soudaines, diarrhée buccale et autre anal prolapse.
Rob Pattz, genre de trader à la youv, décide un bon matin d’aller chez le coupe-tif alors que c’est franchement pas le jour, le Président est en ville, une insurrection se met en place et Paul Giamatti cherche à l‘abattre. Il traverse la ville à 10 km/h assis au fond de sa limo, fait monter tour à tour ses connaissances (une milf, son soce, son médecin) et assiste en spectateur à la chute du capitalisme. Dans la version director’s cut, Rob fait un détour par Forks pour mettre un coup de trique à Bella. Vivement la sortie dvd.
Cosmopolis, énième film sur les enculés de la finance, devrait soulager tous ceux qui ont le kram d’avoir acheté des actions Facebook. Les autres vivront une expérience de cinéma sinusoïdale. Dès qu’un personnage entrera dans la limousine de Rob, ils reproduiront inlassablement ce schéma intellectuel voué à indéfiniment se répéter : 1) Identité du personnage ? 2) Objet du dialogue ? 3) Durée du dialogue ? 4) Intérêt du dialogue ? 5) Intérêt du personnage ? 6) Intérêt du film ? 7) Yeess papa un plan extérieur, l’action commence ! 8) Retour dans la limo, nouvel interlocuteur ........... 1) Identité du personnage ?
D’apparence plutôt sybilline, Cosmopolis a la particularité d’être découpé en une unité de temps assez singulière : le baillement. Une scène de dialogues équivaut à 5 baillements. Une analyse financière bidon couplée à une réflexion philosophico-dark sur le capitalisme : 10 baillements. Une étreinte entre Rob Pattz et une ebony castée sur youporn : 1 baillement et un début d‘érection. Le concept est fort, le film beaucoup moins.
Au fond, Cosmopolis intéresse moins pour son propos (quasi inexistant) que pour son acteur principal. Les répliques (sorte d’énigmes catastro-philosophiques) font parfois mouche et sonnent pas trop mal dans la bouche sans canines saillantes de Rob Pattz.
On va pas se le cacher, Cosmopolis vaut exclusivement pour cette scène : Rob se fait osculter la prostate par son doc (à quatre pattes en mode missou) tout en tapant discut’ à une meuf qu’il essaye de serrer dans sa limo. Et Cronenberg de nous gratifier ce toucher rectal d'un bruitage sonore, Pattison négociant son coup sur fond de "pouik pouik" provenant de son fondement.
Un mythe s’effondre.































