18 avr. 2014

MAUVAIS GENRE 2K14


Une fois de plus, le blog ciné le moins productif de l'année se bouge le cul à Tours pour couvrir la huitième édition du festival international de cinéma Mauvais Genre. Mais cette fois-ci, la couverture du festival se fait en effectif réduit. Pendant que Vincent joue les maçons du cœur dans son appartement avant de s'attaquer à ton fondement, L.M passe des examens de je ne sais quoi, un truc à propos de son avenir ou une connerie du genre. Cette perte de temps quand même, puisqu’on sait très bien que d'ici 3 ans il terminera sur le trottoir ou dans son caniveau. De toute façon, je me fais pas d'illusion, le seul examen qu'il ait jamais réussi c'est son dépistage du VIH.
On rentre direct dans le vif du sujet, et comme chaque année à festival exceptionnel, jury exceptionnel.  Celui-ci se compose de Yannick Soulier, Christopher Priest, Julien Courbey, Sofiia Manousha, et non des moindres HPG en président du jury. Vu la première élocution de HPG lors de l'ouverture du festival, y a de fortes chances pour que ça envoie encore du lourd.
Quelques changements dans la technique, je ferais le maximum pour faire court, je vous parlerais bien évidemment des séances que j'ai vu, je vais pas vous inventer le reste. Je ne ferais qu'un seul article, qui sera mis à jour dès que je trouverais le temps. Vous pouvez cliquer sur le titre pour découvrir la bande annonce du dit-film, et je vous balance un code couleur pour différencier les courts des longs métrages. Si jamais c'est ton film qu'est critiqué et que t'as des réclamations, tu peux toujours te les foutre au cul . Bisous et bonne lecture.
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Circuit : un électricien rentre dans une pièce pour réparer le boîtier d'ouverture d'une porte. Aussitôt réparée, la sortie devient l'entrée et inversement. Un loop infernal très bien réalisé, frais et détendu du gland, qui rappelle Buster Keaton, parfait pour bien démarrer le festival.
The Two Faces of January : Un couple d'américains en fuite, visite Athènes et s'attache les services d'un guide séduisant en dedans et escroc sur les bords. Tiré d'un bouquin de Patricia Highsmith, auteur du Talentueux Mr Ripley, le film a des relents de ce dernier, tout comme celui-ci était une copie de son autre livre Plein Soleil (adapté avec Delon), à croire que la meuf a trouvé une bonne recette et l'a démultiplié à toutes les sauces. Un film aux airs de déjà-vu, rien de bien notable si ce n'est la performance d'Oscar Isaac. En revanche si quelqu'un peut m'expliquer le rapport avec le titre.

Reuber : Après s'être fait voler sa petite sœur laissée dans son landau devant le supermarché façon Jay & Bob, Robby se lance à la poursuite du voleur à travers une forêt pour le moins étrange. Traité comme un conte pour enfants, le film traite un sujet adulte avec simplicité, naïveté et poésie. Fantasque et amusant, un récit initiatique qui rappelle Max et les Maximonstres, le Labyrinthe de Pan ou encore Peter Pan. Un film réalisé sans pognon mais bourré de bonnes intentions.
Delivery : Toujours plus loin dans la télé-réalité, une équipe de tournage suit le quotidien d'un jeune couple sur le point d'avoir leur premier enfant. Un peu comme l'amour est dans le pré sauf qu'ici les vaches se font engrosser. Filmé façon found footage, l'idée de reality-drama était originale et laissait supposer un potentiel intéressant à exploiter, un bon montage et une mise en scène au poil malheureusement gâchés par des clichés éculés et une fin prévisible.

Cette après-midi, deux longs métrages en comptétition, LFO et Kept et bien sûr ce soir l’immanquable Nuit interdite. À ne rater sous aucun prétexte. Viendez nombreux ! LT des séances à suivre sur @asbaffr Toutes les infos sur le festoche juste ici et sur @mauvaisgenre37 .