27 mai 2012

COSMOPOLIS : ROBERT PATTISON FOUT LE SEUM

!TWILIGHT ALERT! !TEEN BITCHES WARNING! À l’attention de nos quelques lectrices fan de Twilight (les mineures), ce film avec Robert Pattison est un « film d’auteur » qui s’inscrit dans le monde dit "réel" où les vampires n’existent pas. Ce qui, faute de prévention, peut entraîner les effets suivants : crise d’hystérie, excès de sébum, menstruations soudaines, diarrhée buccale et autre anal prolapse.
Rob Pattz, genre de trader à la youv, décide un bon matin d’aller chez le coupe-tif alors que c’est franchement pas le jour, le Président est en ville, une insurrection se met en place et Paul Giamatti cherche à l‘abattre. Il traverse la ville à 10 km/h assis au fond de sa limo, fait monter tour à tour ses connaissances (une milf, son soce, son médecin) et assiste en spectateur à la chute du capitalisme. Dans la version director’s cut, Rob fait un détour par Forks pour mettre un coup de trique à Bella. Vivement la sortie dvd.
Cosmopolis, énième film sur les enculés de la finance, devrait soulager tous ceux qui ont le kram d’avoir acheté des actions Facebook. Les autres vivront une expérience de cinéma sinusoïdale. Dès qu’un personnage entrera dans la limousine de Rob, ils reproduiront inlassablement ce schéma intellectuel voué à indéfiniment se répéter : 1) Identité du personnage ? 2) Objet du dialogue ? 3) Durée du dialogue ? 4) Intérêt du dialogue ? 5) Intérêt du personnage ? 6) Intérêt du film ? 7) Yeess papa un plan extérieur, l’action commence ! 8) Retour dans la limo, nouvel interlocuteur ........... 1) Identité du personnage ?
 
D’apparence plutôt sybilline, Cosmopolis a la particularité d’être découpé en une unité de temps assez singulière : le baillement. Une scène de dialogues équivaut à 5 baillements. Une analyse financière bidon couplée à une réflexion philosophico-dark sur le capitalisme : 10 baillements. Une étreinte entre Rob Pattz et une ebony castée sur youporn : 1 baillement et un début d‘érection. Le concept est fort, le film beaucoup moins.
Au fond, Cosmopolis intéresse moins pour son propos (quasi inexistant) que pour son acteur principal. Les répliques (sorte d’énigmes catastro-philosophiques) font parfois mouche et sonnent pas trop mal dans la bouche sans canines saillantes de Rob Pattz.
On va pas se le cacher, Cosmopolis vaut exclusivement pour cette scène : Rob se fait osculter la prostate par son doc (à quatre pattes en mode missou) tout en tapant discut’ à une meuf qu’il essaye de serrer dans sa limo. Et Cronenberg de nous gratifier ce toucher rectal d'un bruitage sonore, Pattison négociant son coup sur fond de "pouik pouik" provenant de son fondement.
Un mythe s’effondre.

25 mai 2012

MEN IN BLACK 3 : UN FILM QUI ENJAILLE

T’es comme moi, un 3ème volet des Men in black dix ans après, tu te demandes si la date de péremption n’a pas été dépassée. Ça fait pas un pli, à peine sorti le film est déjà has been. Imagine Billy Crawford sortir un nouvel album featuring Leslie, Ja Rule et Félicien, l’exemple est plus frappant. Imagine-toi débarquer à un apéro sapé d’une veste Oxbow et d’un tee Ellesse. Félicite-toi que tout 2002 ne réapparaisse pas en 2012, t’aurais l’harchem mon gars. Va pourtant falloir t'y faire et renouer avec la mode de la décennie dernière, MIB3 est un film à voir. J’ai pensé à toi, je t’ai listé tous les arguments en faveur de MIB3 certifiés « cahiers du cinéma » :
Un scénario béton de type juif.
L’agent J retourne en 1969 sauver le jeune agent K sur fond de conquête spatiale et d’Apollo 13. On doit le script au scénariste de Tropic thunder Etan Cohen qui, suite à un –h mal placé, aurait pu être un des réals youpins de No country for old men.
C’est le retour du grand angle – that’s what she said.
On ne s’en rendait pas compte du haut de nos 11 ans quand on matait en boucle la vhs du 1er MIB pendant que papa la mettait dans maman mais Barry Sonnenfeld a une patte unique : un style à base de très grand angle qui en jette toujours autant en two thousand twelve.
 
Si tu aimes les détournements... de pop-culture.
En pleine Amérique de la New frontier, le réal détourne l’esthétique 60’s et balance des vannes bien senties sur la pop-culture : Mick Jagger serait un extra-terrestre venu sur Terre pour copuler avec de la Terrienne et Andy Warhol un agent infiltré du MIB qui peint des conserves de soupe faute de mieux. Warhol est par ailleurs joué par…
Un casting de luxe digne des Anges de la téléréalité 4.
… Bill Hader, immense le temps de sa scène. Will Arnett vient également briller le temps de la sienne. À l’écran, Josh Brolin et Tommy Lee Jones sont pratiquement keusses. Après, quatre grosses putes de la culture pop viennent se disputer 30 secondes à l’écran afin d’assurer le merchandising : Lady Gaga, une Pussycat dolls, Justin Bieber et Tim Burton, cherchez l’intrus (indice : elle a des seins).
Will Smith sera bientôt trop vieux pour ces conneries.
Comme dans chacune de ses comédies, Will porte sa ‘stache du Prince de Bel Air. À plus de 40 piges, c’est vraiment pas swag.
C’est un échec commercial.
Le film fait un four au box-office, ce qui est plutôt bon signe par les temps qui courent. Car si personne n’a compris l’intérêt d’un Men in black 3, tout le monde s'accorde en revanche sur celui de Twilight 7 : sodomisation.
Conclusion : fonce.
Ce numéro 3 égale le second opus qui lui-même valait déjà l’original. Bsartek Barry Sonnenfeld !

23 mai 2012

DARK SHADOWS: L'OMBRE PASSE MAIS LA LUMIÈRE DEMEURE

"Tim Burton: Seul émokid de l'histoire à avoir moins de petites coupures sur son poignet que dans son porte-feuille" telle était notre définition dans le dico ASBAF de A à Z. C'était il y a un an tout juste, et il faut parfois revoir son jugement pour coller au plus près de la réalité. Aujourd'hui même si la première définition reste exacte, il nous faut la compléter. Utilisé en tant que nom commun, Burton est synonyme de sabotage. ex: Cet homme est un véritable Tim Burton, il a réussi ses dix premières années professionnelles et foiré les vingt suivantes.
Avec une carrière qui ressemble plus à un yo-yo cassé qu’à des dents de scie, Burton est passé cinquième dan en sabotage. Pour preuve de sa compétence en la matière, il faut penser à la succession de l'excellent Sleepy Hollow par le douloureux Planète des singes que chacun a fait en sorte d'effacer de sa mémoire. L'abominable Sweeney Todd, l'insupportable Charlie et la chocolaterie et le gotholikedisney Alice viennent ensuite entacher une carrière pourtant brillante depuis la fin des eighties. Dark Shadows était censé être le retour aux sources annoncé par les critiques, mais que nenni: un pur mensonge. Voir son dernier film était une erreur plus grosse encore que celle de payer pour. Prévisible me direz-vous, mais une lueur d'espoir avait jaillit un court instant pendant la bande annonce, espoir vite résigné durant les cinq premières minutes du film.
Pour continuer de plaire aux midinettes décérébrées et au public demeuré qui peuple son fan club, Burton surfe sur la mode Twilight et choisit pour son nouveau long métrage d’adapter un soap opéra des sixties avec des vampires. Dark Shadows nous conte l’histoire d’une famille d’aristo anglais à deux doigts de la pauvreté qui voit débarquer d’entre les morts un aïeul enterré vivant deux siècles plus tôt. Barnabas, de son prénom, décide alors de redresser les finances familiales et de se venger de la vilaine qui l’a transformé en vampire parce qu’elle avait bobo à son cœur.

Armé de son cahier des charges préféré, Tim s’est lancé dans l’aventure en pensant redorer son blason, mais se retrouve une fois de plus éclaboussé par sa suffisance et la velléité de correspondre toujours plus aux attentes des teenagers en quête d’une icône glam-dark-émo-pute. Ainsi donc, nous retrouvons Johnny Deep en vampire victorien à la prose chiante, Helena Bonham-Carter en médecin inutile au déroulement du récit – mais bon faut bien mettre bobonne dedans – Michel Pfeiffer en matriarche au goût prononcé pour les gros calibres – sans connotation – Eva Green en méchante sorcière française et Chloé Moretz dont la DLC semble proche.
Une fois tout ce beau monde en place, reste plus qu’à tourner des ribambelles de dialogues chiants comme la mort, de relations vaseuses, de portraits grossièrement inhumains dans des scènes mêlant le baroque avec le kitsch et alliant classicisme bourgeois avec culture hippie. On ajoute à ça une touche de seventies qui ravira sans aucun doute les bobos transis et désuets de la lampe à magma, une pincée de trash avec la présence d’Alice Cooper – LOL – de vampires et de loups garous – MDRRRR –  en bonus une histoire d’amour à laquelle personne ne croit – VOMI – et vous obtenez Dark Shadows.
Le film est une plaie de plus à la filmo de Tim, on regrettera simplement qu’elle ne lui soit pas fatale. Il faut donc nous armer de patience jusqu’à son décès cinématographique réel, sans plus attendre de lui des films burnés, mais plutôt une production « pop corn » tous les deux ans, avec un semblant de griffe Burtonnienne mettant en scène Helena Bonham-Carter avec Johnny Deep. Prochaine livraison : 31 octobre 2012 pour halloween – hi hi – avec Frankenweenie.