26 nov. 2011

HOLLYWOOD, CETTE PUTAIN ANTICAPITALISTE

Quel est le point commun entre tes préjugés sur Ben Stiller et le gros poing d'Hulk Hogan ? Réponse : tu t'assieds généralement dessus sans hésiter, si tant est évidemment que tu sois dépourvu de toute forme d'humour et homosexuel, ou simplement gourmande, fusses-tu une demoiselle. En ce moment, outre le lingot de ce charmant tromblon de Mélanie Laurent, coulé non sans force et non sans dragées Fuca, on nous prend la tête avec Le Casse de Central Park (Tower Heist), avec Ben Stiller et Eddie Murphy. Les critiques professionnels de l'extrême du web et des magazines te servent la chose comme étant le film à la fois drôle et social, véritable pique contre le capitalisme, un vent frais sur les comédies de ta soeur et j'en oublie. Donc moi, en bon médecin spécialiste du rectum, j'ai pas trop envie que tu te fasses enrhumer avant l'hiver : je suis allé vérifier.

Le synop sans verbe : Ben Stiller, un cadre sup' dans une tour de Manhattan ; à sa botte, des gros manches sous-qualifiés, au-dessus de lui, un patron véreux en fuite, les fonds de pensions de ses employés dans la poche. En gros, l'affaire Bernard "u mad" Madoff récupérée en Californie. Eddie Murphy, on ne sait pas trop qui il est, on ne sait d'ailleurs pas bien pourquoi il est sur l'affiche. Son personnage d'escroc est abordé dans les quarante dernières minutes du film. Quant à Bennie et ses collègues, ben y se rendent compte que le capitalis' finalement c'est pas terrib', que refiler ses économies d'une vie à un type du genre à golfer dans son bureau n'était peut-être pas la meilleure idée de la semaine, et que finalement la révolution avec des torches et des fourches c'est trop super, mais bon, pas sans mon costard Armani hein, on n'est pas non plus à la solde des cocos.
Non, c'est pas que c'est complètement nul, disons que sur l'échelle ASBAF du non-humour on n'est pas encore au cancer du pancréas, il reste quand même deux trois meubles à embarquer, on se hisserait donc plutôt à la sclérose en plaque ou au cancer de la gorge, ce qui est somme toute respectable pour un film avec Ben Stiller ; Wes Anderson avait réussi avec ses Tenenbaum... qui d'autre ? Eddie Murphy joue Axel Foley trente piges plus tard, moi, Le Flic de Beverly Hills, ça me faisait marrer à cinq ans et demi. Le problème central du film est qu'il dure deux heures mais arrive quand même à survoler voire clipper toutes les séquences potentiellement intéressantes. C'est sans doute moins un problème de montage qu'un problème de scénar, ça sèche niveau idées originales toutes les trois minutes au point que c'en est palpable.
Résultat mes chatons, face à l'ignominie du grand capital que dénonce ce film, je vous prescris deux boîtes de Xanax, tu le prends le matin avec un fond de scotch, et je te colle en plus une séance de Twilight avec tes copines histoire de dire fuck à la société de consommation, d'autant plus que là, Dieu merci, personne te mentira sur la marchandise. Bisous.

Les 2 commentaires idiots

Fous au moins un pseudo, les anonymes ça nous pète les yeukous.