8 oct. 2011

DRIVE - LEÇON DE CHOSES

Bonjour les enfants. Prenez tous place, et en silence si c'est pas trop vous demander. Luc et Jean, cette fois je ne veux pas vous voir l'un à côté de l'autre. Michael range ce livre sur les robots, ce n'est pas à l'ordre du jour. Roland fais moi plaisir et arrête de tout détruire. Et toi, Uwe je t'ai à l’œil, tiens toi à carreaux si tu ne veux pas d'une nouvelle heure de retenue. Aujourd'hui, je vais vous apprendre les moyens à mettre en œuvre pour réussir un flim. Pour cela, je vais vous demander de sortir vos livres page 31. Tout le monde y est ? Ok, nous pouvons commencer.
Il n'existe pas de recette miracle pour réaliser un bon flim. Il y a bien sûr les « inéluctables ». Ces éléments qui n'ont jamais fait un bon flim, tels que les scénarios qui tournent autour des animaux (Dr Doolittle, Mr Popper et ses pingouins, Beur sur la ville), de la nature (Le grand bleu, Into the wild, Pyramides), de la robotique (A.I, I.Robot, Iphone, Steve Jobs) ou les adaptations de jeux vidéo. Il y a également des acteurs qui même entre les mains des plus prometteurs peuvent pourrir un flim. Page 35 vous trouverez une liste non exhaustive d'acteurs à rayer de son casting : Dolph Lundgren, Vincent Lagaf' et Mélanie Laurent sont en tête de liste. Pour réaliser un bon flim, il faut souvent faire preuve d'originalité, parfois de simplicité, le mieux étant de faire les deux. Prenez Drive de Nicolas Winding Refn pour exemple. Son flim est inspiré du roman homonyme de James Sallis. L'histoire n'a rien d'incroyable : un as du volant occupe son temps libre à faire le cascadeur le jour et chauffeur pour la mafia la nuit. Mais, là où certains se seraient rabaissés à faire un Fast & Furious, ou un énième Transporteur, Refn a su trouver la parfaite combinaison entre un flim d'auteur intelligent et un ovni énergique et violent. Qu'est ce que je viens de dire Luc ? Tu peux répéter ? Non ? Tu ferais mieux de suivre, ça t'éviterait de faire un nouveau nanard avec un chauffeur de taxi et une pute.

Ouais, Drive c'est plus que ça. Et puis, Gosling c'est pas Statham non plus, même si sa brutalité est équivalente à celle d'un bulldozer, la finesse est ici de rigueur. Bien que le héros anonyme ait autant de tirades que Schwarzy dans Terminator, Ryan fait de son personnage une figure du cinéma à la fois émouvante, choquante et mystérieuse. Épaulé par un furtif Bryan Walter Cranston au top de sa forme et par la jeune Carey Mulligan, Gosling et son mutisme envoûtent la caméra ainsi que le spectateur avec une performance qui ne manquera certainement pas d'être récompensée. De son côté Refn a su s'entourer : un scénariste de Kapur, le directeur de la photographie de Singer et le compositeur de Soderbergh. Chacun y fait un travail remarquable avec une petite mention supplémentaire pour la bande originale qui fait chavirer les cœurs, mais tous ces bras et ces encéphales n'auraient servi à rien sans le génie du réalisateur de Bronson lui même.
Retiens ça Michael : dans un bon flim, les courses poursuites ne sont pas nécessairement filmées depuis l'extérieur avec des caméras fixées au niveau des roues ou du rétro pour faire des effets kikoo. Nicolas quant à lui est bien plus intéressé par ce qui se passe dans l'habitacle que par des pneus qui crissent ou des montagnes de voitures empilées. Plus important encore, pour faire un flim de haut rang il faut insérer de la tension, de la peur, une graine la folie et quelques notes de gore pour créer une variation du rythme de la narration et ainsi subjuguer son spectateur. Les sursauts de puissance et les excès de violences temporisent un flim minutieusement construit où la mise en scène offre un véritable travail d'orfèvre : une tuerie. Refn jongle habilement avec tous les éléments qui composent son flim pour finalement en sortir la recette idéale et ainsi nous insuffler un vent frais sur cette rentrée du ciné plus qu'abrutissante avec ses Guerres des boutons et autres bouffoneries. Merci Mr Winding Refn.
DRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRIIIIING
J'espère que vous avez bien tout pris en note, interro surprise vendredi prochain. Roland, tu m'effaceras le tableau. Et je vous souhaite à tous un très bon week-end.

Les 30 commentaires idiots

  1. Oh, Asbaf qui aime un film. <3

    RépondreSupprimer
  2. Monsieur Pingouin08/10/2011 14:40

    Roman éponyme ?

    RépondreSupprimer
  3. Super critique. Et en plus du fait que ce soit pas un flim de voitures avec une bonasse et un body-builder décérébré , le scénario surprend tout du long, notamment avec le personnage du taulard qui rentre chez lui (à Hollywood, en général, le mec retombe rect-di dans la violence et la drogue), la manque total de compassion des bad guys un peu gentils quand même et surtout par cette scène de fin qui m'a troué le slibard, mais je vais pas en dire plus sinon on va me lyncher.

    Bisous les bitches.

    RépondreSupprimer
  4. Oui m'enfin c'est Carey Mulligan, pas Mullingam ou que sais-je... Vous êtes un peu plus rigoureux quand vous n'aimez pas ce que vous voyez, il me semble.

    RépondreSupprimer
  5. Merci c'était vraiment très pertinent, par contre hésite pas à poster un truc intéressant la prochaine fois.

    RépondreSupprimer
  6. Vous me décevez là les gars. Vous êtes aussi tombés dans le piège parisiano-élitiste qui consiste à encenser un film vide et surcoté.

    RépondreSupprimer
  7. Tout le contraire du cul d'ta mère, pas vrai ?

    RépondreSupprimer
  8. Excellent film. Il est clair que certains devraient en prendre de la graine.

    RépondreSupprimer
  9. Ce film est pour moi l'arnaque de l'année... La première heure est pourtant agréable car elle est dotée d'un esthétisme à la Michael Mann (un peu trop d'ailleurs: c'est à la limite du plagia) Petit à petit, l'intrigue se met en place et puis cela devient subitement vraiment indigeste, remplie de scènes inutiles et violentes. Tous les ingrédients d'un film qui aurait pu me plaire étaient réunis, malheureusement le réalisateur en a fait de la bouillie. Si ASBAF est comme tous les autres bouche bée devant ce truc, je me retire des fans...

    RépondreSupprimer
  10. ça fais plaisir quand vous aimez un film, ça change un peu ! Et puis on avait déjà retenu la leçon pour que vous aimiez un film il ne faut ni Mélanie Laurent ni Robert Patinson, ni de 3D (ça vous ferai claquer deux euros à chaque fois et vous ne pourriez plus financer vos roumaines étant donné que vos radins de lecteurs ne vous envois jamais de dons)! Et de préférence une jolie fille peu vêtu.

    (Au fait L.M. j'ai bien offert le deuxième badge à une très jolie fille mais elle possède suffisamment de vêtement pour ne pas avoir a prendre des photos d'elle seins-nus et les envoyer à une adresse de la très charmante ville de viol-sur-Yvette, navré pour toi).

    Lucie A.

    RépondreSupprimer
  11. @Philippe
    Je crois que ne pas être objectif dans une critique juste pour satisfaire ta soif d'une espèce de non conformisme des bacs à sable, ça serait encore plus con que ton commentaire de cinéphile allocinien.

    RépondreSupprimer
  12. @Lucie : je vais encore passer pour un queutard, je ne sous-entendais pas cela voyons (bon, d'accord, si).

    Sinon vous exagérez tous je trouve, ou ne lisez que les articles incendiaires, il y a plein de films qu'on a aimés.

    RépondreSupprimer
  13. @Gargarisme, il y a une sorte de paradoxe dans tes petites insultes pédantes. Tu me traites à la fois d'anti-conformiste primaire et d'allo-cinéen...
    Continue de te gargariser dans tes vannes contradictoires mec.
    J'arrête d'essayer de te trouver des qualificatifs bidons. Tu es juste ce que j'appelle un piti trou d'uc !

    RépondreSupprimer
  14. Je kiffe. Ce film. Cette chronique. Ce héros incarné par un Ryan Gosling magnétique. Yep. Vivement l'interro, je pense avoir une bonne note car j'ai bien suivi le cours :)

    RépondreSupprimer
  15. Grosse tuerie, ça devient une habitude avec NWR

    RépondreSupprimer
  16. @Philippe
    Écoute moi bien mon p'tit Philipe. Je vais te reformuler la phrase pour que tu comprennes bien. Tu n'es qu'un anticonformiste allocinien (ouaip c'est une oxymore, bac +2 les enfants). En prévision de ta réponse, je n'affirme pas que je le suis.
    Bon je m'arrête là, sinon ça m'excite encore plus.

    RépondreSupprimer
  17. "Je crois que ne pas être objectif dans une critique juste pour satisfaire ta soif d'une espèce de non conformisme des bacs à sable, ça serait encore plus con que ton commentaire de cinéphile allocinien."

    Best Commentaire of the Year!

    RépondreSupprimer
  18. un peu court pour un si grand film... ;)

    nb : z'avez raison d'insister sur le petit ryan...

    RépondreSupprimer
  19. NWR ferait effectivement mieux d'aller donner quelques leçons à notre cher Michael Bay !

    RépondreSupprimer
  20. Salut tout le monde. Et salut à toi, Philippe, ma framboise en sucre. Tous les ingrédients étaient réunis pour le genre de films que tu aimes? Bagnole, vitesse et tôle froissée !? et bien tu as eu le droit à : une bonne mise en scène intelligente, de la violence et des sentiments dosés avec justesse, et le portrait d'un "chevalier" justicier pris entre sa violence et sa douceur. Désolée, pas de Boumboum girl ni de démarrage en trombes. Et dire que tu as payé entre 6.90 et 10 euros pour voir un film qui te rendrait plus intelligent... La bise à ton père

    RépondreSupprimer
  21. Elle est pas mauvaise la remarque de Philippe. En tout cas, construite.

    RépondreSupprimer
  22. AlainetAlain20/10/2011 21:11

    En fait, après relecture, non. Désolé, mon côté maître Collard m'a trahi.

    RépondreSupprimer
  23. Excellente critique.
    Drive est le meilleur film que j'ai vu en 2011. J'étais déjà hypnotisée par Ryan Gosling mais là! Quelle justesse et quelle finesse de jeu. Incroyable.

    RépondreSupprimer
  24. Daphné, t'as pas compris que la critique c'est juste pour la mettre à Philippe. C'est pas Télérama ici.

    RépondreSupprimer
  25. Salut la bande ASBAF. Le bleu du miroir a subi un gros lifting, merci de mettre vos liens à jour :) Bonne continuation et vive Drive !

    RépondreSupprimer
  26. Wouah... Une bonne critique, c'est rare, faut l'encadrer ! :)

    RépondreSupprimer
  27. Coucou les ploucs. Même si le film à une vision comparable à Gilbert Montanier, la recherche visuelle est imcroyablement unglaublich comme dirait mon père qui ne parle pourtant pas un mots de la langue des nazis. J'ai été encore plus transporté que le film "transporteur" c'est pour dire !!! Salut .

    RépondreSupprimer
  28. Salut anonyme. Te lire est un calvaire. Si tu souhaitais faire un commentaire hilarant, c'est raté. Autrement si tu voulais te ridiculiser, c'est réussi. J'espère que le père Noël t'a glissé un Larousse dans tes souliers, il te sera utile. Bises et bonnes fêtes de fin d'année.

    RépondreSupprimer
  29. http://odieuxconnard.wordpress.com/2011/11/02/hard-drive/

    RépondreSupprimer

Fous au moins un pseudo, les anonymes ça nous pète les yeukous.