7 nov. 2014

INTERSTELLAR : CROÛTE INTER GALACTIQUE


Après Inception, Déception aurait pu être le titre du nouveau film de Christopher Nolan. Et encore, le terme n'est pas assez puissant et violent pour être véritablement représentatif de la frustration et de l'agacement que l'on peut éprouver en sortant de la séance. Souvent, une trop grande déception nous amène à redéfinir la notion et la valeur étalon de celle-ci. Dans le cas d'Interstellar, on se rapproche plus du terrorisme. Pire que Daesh en Syrie, Christopher Nolan sort son nouveau film à l'international ; seul point commun entre les deux, leurs dernières réalisations sont insoutenables.
C'est bien simple je conchie à peu près tout dans ce film. Rien n'est à sauver, la morale écolo-bobo : tout le monde est devenu fermier, plus rien ne pousse à part du maïs, on a détruit notre planète ouin ouin » ; la vision humaine : l'homme est un gros fils de pute égoïste, et la femme est la rédemption, merci mais on le savait déjà ; les phrases pseudo philo de comptoir qui finiront sur le mur des chiottes de lycée : « Lorsque l'on devient parent, on n'est plus que le fantôme de l'avenir de ses enfants » mais nique toi sérieux ! Rien n'est à sauver je vous dis.
À force de se faire sucer par les grandes pompes d'Hollywood, Nolan a fini par croire en son génie. Il se permet donc d'insérer ici ou là des hommages à Kubrick et à Tarkovski. Perso, je vois la chose comme un saccage de la propriété intellectuelle. C'est un putain d'affront, un peu comme si Luc Besson faisait un film sur la pensée de Gandhi avec des putes et des gros flingues. Et puis vas-y que je te balance des références à deux francs six sous, entre Lazare de Béthanie et la loi de Murphy, plus cliché faudrait balancer un poème de Dylan Thomas...wait.
Pour être bien raccord avec son sujet, le film dure des années lumières, 1h passée dans la salle correspond  à 7 ans d'ennui à notre horloge biologique. L'avantage, c'est qu'en sortant du ciné, j'ai trouvé que la retraite me paraissait beaucoup moins loin. J'ai lu ici ou là qu'Interstellar était une «  épopée spatiale ultra-réaliste et passionnante, car elle touche aux fondements même des questions que se pose l'humanité depuis toujours. », perso le seul fondement qu'elle touche c'est le mien. Et s'il existe bel et bien un trou de ver, c'est celui qui prend son entrée dans l'entrejambe de Nolan et qui trouve sa sortie au niveau de mon cul.

2 nov. 2014

#CHEF : LA CRITIQUE GASTRO

Riche, Blanc, Gras : Jon Favreau c’est pas un réal’, c’est un cheesecake. Hé gros, tu l’as trouvé où le scénar de #Chef, sur Marmiton ? Sans dèc’, deux heures à filmer des sandwichs, je sais pas, t'as jamais entendu parler d'Instagram ? Parlons de la chose tout de suite : le “#” de #Chef laisse entendre qu’il y a une dimension de plus dans ce film que dans un épisode de Bon appétit bien sûr, faux, c’est juste un cheat-code scénaristique pour faire avancer le schéma narratif quand Favreau à la flemme d’écrire un truc correc’. Le menu : Carl Casper, Chef cuisinier, se fait mettre à la porte de son restau et démarre un food-truck, il en profite pour réparer les liens brisés avec sa famille.  Va plutôt me faire un steak-frittes pendant que je vais gerber. 
Pas mal de trucs qui me vénèrent dans ce film, mais l’ego trip de Favreau est le pire. Voilà le tableau : ScarJo, Dustin Hoffman, Robert Downey Jr, Sophia Vergara, John Leguizamo et Bobby Cannavale sont sur un plateau et à qui Jon Favreau donne le premier rôle ? Jon Favreau. C’est quoi son problème ? Tu te dis, le type va assurer, et bah même pas, c’est une humiliation, son jeu d’acteur est merdique. De toute façon quand un gros ricain sous-entend qu’il se tape ScarJo et Sophia Vergara dans le même film c’est qu’il n’arrive plus à monter les blancs en neige. En tout cas avec cette masse corporelle on me fera pas croire que Favreau peut survivre un week-end en bouffant que de la chatte. C’est dingue comme il est devenu fat après avoir réalisé les Iron Man, c’est pas #Chef qu’il fallait tourner, c’est WeightWatchmen. 
Je dirai rien de plus de cette perte de temps, ma commande MacDo est arrivée, je vous laisse avec un poème que m'a inspiré la toujours sucrée Scarlett Johansson pendant ce film, seule à sauver :

Délicieuse, par Thomas.

Aller-retours à poêle ? Fais pas ta mijotée.
Cuisson en bain-marie, t’es si bien fagotée.
J’sors les épices, ça t’fait vapeur,
J’suis comme au self-service, t’es mon autocuiseur.
Prête à être enfournée, 180 degrés,
Oublie le rôtissage, c’est d’jà l’heure du glaçage.
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26 oct. 2014

BANDE DE CONNES (AKA BANDE DE FILLES)

Note de L.M. : ce connard de Tyler Dardenne nous a envoyé un texte, on l'a trouvé drôle, on le fout sur le site. Si toi aussi tu t'crois ran-ma : 3615@asbaf.fr.

DESSINE-MOI UN PARISIEN
J’ai enfin compris.
Compris pourquoi ces connards de provinciaux nous traitent avec dédain de « parisiens » dès qu’ils en ont l’occasion. Avant je les mettais au même rang que les belges, à savoir de vagues complexés souffrant du fait qu’on en ait rien à foutre de leur pays de merde. Mais en fait non, c’est un peu plus élaboré chez les bouseux. Et ce clip d’1h52 en est la preuve éloquente.
Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que jusqu’à présent j’ai toujours adoré le travail de Céline Sciamma. Naissance des pieuvres fut pour moi un choc aussi bien esthétique qu’émotionnel, me rappelant les riches heures du cinéma français des années 90 (pas étonnant qu’il soit en partie dû à la perspicacité de Xavier Beauvois), tandis que Tomboy, plus maîtrisé et moins prenant que le précédent, ne me laissa néanmoins pas en reste. Mais là...
C'EST TOTO QUI VA EN BANLIEUE
C’est donc ça le concept: on va repérer des jeunes beurettes du côté des Halles ou de la Défense et les caster pour les faire jouer dans un film engagé-t’as-vu. C’est vrai quoi, c’est pas leur faute si en plus d’être noires et de sexe féminin elles branlent rien à l’école. Alors pour échapper au CAP ou aux ménages comme maman, leur seul horizon est la délinquance. Logique.
Le problème dans tout ça c’est qu’en plus d’accumuler les clichés sur une société à deux vitesses, Céline Sciamma maîtrise tellement peu son sujet qu’elle ne sait au final pas quoi en faire. Redites, montage brouillon, scènes inutiles..., on attend désespérément que le film prenne forme. En vain.
Ça donne un résultat bancal, creux et aseptisé. Elle nous avait habitués à mieux, la parisienne...
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21 oct. 2014

WHITE BIRD : SAFE FOR WORK

Gregg Araki c’est le type de queer quinquagénaire qui passe son temps à faire des films sur  les premiers émois sexuelles d’adolescents fragiles et qu’a bête de street-credibility dans les chaumières. En France on a Abdellatif Kechiche, moralement ça coule moins bien auprès des ménagères mais ça ponce des palmes d’or à Cannes. Et oui madame. Que dire de la qualité des films d’Araki ? On t’a déjà donné une réponse pour Kaboom, est-ce que White Bird est à la hauteur de la trique du sus-cité délice filmique et de ces prédécesseurs ? Nop, même si Gregg reste quand même un assez bon coup ça n’a plus rien à voir avec cette fois où on s’était choppé complètement stone devant Smiley Face. THC TMTC, Tétrahydrocannabinol ma gaule.
Hé Gregg les mecs d’MTV viennent d’appeler, ils veulent récupérer leur plan-taille sur des adolescentes sophistiquées super bandantes qui marchent en écoutant de la musique, c’est pour un clip de 1D. Premier constat donc, pas mal de trucs sont complètement superficiels dans White Bird. Certaines répliques font vraiment sorties d’un sac “gimmick du poseur hipster” et logiquement elles sont associées aux personnages les moins intéressants dont les caractères sont aussi épais que les cuisses de Cara Delevingne. Ça fait forcé du genre “hé regarde mes personnages sont COOLS ;) ;)”. Et puis il s’est passé un truc avec le cinéma d’Araki (je sais pas trop quoi, la vieillesse ?) qui me fais me demander si il est-il possible de se plagier soi-même ? (vous avez deux heures). Moi j’ai l’impression que la fraîcheur et l’énergie sexuelle d’Araki se sont dissous dans son autosatisfaction à faire du Araki. A vérifier mais avec ce film il est possible que Gregg ait découvert une nouvelle technique de masturbation par asphyxie auto-érotique, moins rapide que celle de David Carradine mais tout aussi fatale.

Je suis sévère mais le bousin reste largement enjoyable, carrément même, boudons pas notre plaisir, ne mâchons pas nos mots. Déjà, l’argument teens en chaleur : pfffuuuutain de Shailene Woodley... Avec un nom comme ça si tu payes pas tes eins dans un Araki à 22 ans t’as raté ta life. Bonne perfo, convaincante, une belle gueule à fioule, bref une gonze du ciné-game comme je kiffe. Deuxième argument : Eva Green ponce le rôle de la ménagère psychosée comme personne. Troiz, c’est du Araki, avec un visuel toujours aussi plaisant même si on a parfois l’impression de voir la  vie à travers des filtres IG.  Enfin, bonne BO bien que trop présente comme si il fallait à tout prix cacher la vacuité de la vie par un tube de The Cure. Non mec, laisse s’installer le silence, il est beau, et pendant que tu y es refais moi un plan sur les seins de Shailene tiens.
Je ne piperai mot sur l’histoire, les films s’apprécient toujours mieux quand on sait pas devant quoi on se trouve, mais le tout laisse une arrière goût de trop sage et subversif plan plan, safe for work. J’ai toujours ce truc pour Araki qui me force à lui répondre quand il m’appelle à 4h du mat’, mais je sais que ça sera jamais comme avant et qu’un de nous deux repartira frustré, me laissant sur un dilemme : je retourne me toucher devant Kaboom ou je trouve une conclusion à la chronique de son dernier film ?

 * * *
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15 oct. 2014

TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES

Aujourd'hui, c'est chronique express. Vous hésitez entre votre envie de revoir vos héros d'enfance sur grand écran et votre envie de garder le peu d'estime de soi qu'il vous reste? Je vous mâche un peu le travail, histoire de vous décomplexer. Je vous donne 5 bonnes raisons d'aller voir la nouvelle version animée des Tortues Ninja produite par le toujours explosif Michael Bay.

  1. Le boule de Megan Fox.
  2. Des tortues qui font du Kung-Fu, y a t'il vraiment plus cool ? Sans rire, c'est des Tortues Ninja quoi.
  3. Parce que c'est loin d'être aussi mauvais que ça pouvait l'être.
  4. La présence de William Fichtner.
  5. Les miches de Megan Fox.

Au contraire, 5 raisons pour vous en dissuader d'y aller :

  1. L'absence de Vanilla Ice.
  2. L'overdose de vannes perraves qui ne font marrer que les ricains. Sans rire, le prout est-il vraiment la valeur sûre de l'humour aux States ?
  3. Ça ne se passe pas pendant l'ère Shogun.
  4. Sans rire, pourquoi il est pas là Vanilla Ice ?
  5. La morale de merde de fin de film que les studios se sentent toujours obligés de fourrer histoire de se déculpabiliser de toute la violence qu'ils viennent d'offrir aux gosses. Ex : Oui, tu viens de voir 300 mecs se faire massacrer à la sulfateuse, mais n'oublie pas que c'était pour le bien de la nature, donc pense à manger bio et demande à tes parents de faire un compost. NIQUE TOI HOLLYWOOD

Voilà, vous avez toutes les cartes en mains pour décider en toute connaissance de cause. Moi j'ai vite fait mon choix, de toute façon je n’ai jamais vraiment eu de respect envers moi-même. Et puis je peux toujours mettre ça sur le dos de mon sens du devoir journalistique. Me reste plus qu'à attendre l'annonce du film Biker Mice : les Motards de l'espace produit par Roland Emmerich et la boucle sera bouclée.

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14 oct. 2014

LEVIATHAN : UN RÊVE RUSKOFF

La Russie pour moi ça se résume à des mèmes éculés de Poutine, des dashcams, des vidéos d'alcooliques et parfois les trois en même temps. C’est pas du tout la faute des Russes si c'est un pays de merde mais de leurs dirigeants. Les signaux ne sont pas très bon ces derniers temps chez nos amis soviets. Je veux dire, même le Pakistan est capable de pondre un prix nobel de la paix. Qu’a fait la Russie dernièrement qui soit une vraie contribution pour l’humanité ? Ça fait rêver quelqu’un à par cette grosse barrique de Depardieu ? Sur le cinéma en tout cas j’en suis sur : Leviathan est la seule relique russe à sauver de ces 10 dernières années. 
Leviathan est une adaptation moderne du livre de Job et non, ya pas de CDI à la fin, cassez-vous les chômeurs. Le Livre de Job en gros c’est une tentative de réconciliation de la coexistence du mal et de Dieu. Avec Leviathan cela devient une descente aux enfers en Russie, un pays déjà merdique. A voir la vie quotidienne là bas, si t'as la possibilité de chouiner parce que ta livraison de jap est en retard = ton pays est un pays bien cool et tu devrais arrêter de nous casser les couilles. Un Désir d'avenir dans ce dream socialiste ? T’es ouf Nikolaï, ici le moindre mouve vers la poursuite du bonheur et c’est trois ours du parti qui débarquent "Bonjour ! Huissiers de justices, le changement c'est maintenant". Ici si ça va pas l'état s'occupe de toi et parfois ça fait mal, comme disait ma babouchka en train de se faire casser les dents par deux représentants de la loi “Tant va l'état à la cRusse *BAM* qu'à la fin elle fe caffe.” Un vrai talent pour la ponctuation ma mamie. 
Revenons sur le film, putain, plus j’écris sur ASBAF et plus c’est chaud de causer ciné. Bon le film est très très cool : va le voir ! Intelligent, beau, drôle, triste, maîtrisé et un final à donner envie de jouer à la roulette russe avec un automatique . Mais ce que je préfère c’est qu’il montre la Russie et que ça me permet d’écouler mon stock de jeu de mots impossible à placer sinon. Par exemple : Combien y a-t-il de calembour dans un centibar de vodka carambar à Saint-Petersbourg ? Ouep, essaye, mais ça marche moins bien avec New-York. Voilà, merci Mother Russia d’être un pays de si gros connards et de nous faire autant marrer, aujourd’hui avec Leviathan tu m’as aussi un peu fait pleurer. 
Poing levé, shchaslíva camarade !
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3 sept. 2014

FUCK HER

Si j’ignore les alertes Tinder et une ex superficielle, la chose la plus proche d’une intelligence artificielle qui m’ait exprimé du désir c’est une pop-up Avast me demandant de renouveler une licence d’exploitation. A part ça je me taperais bien pour voir un xXx-art.avi via Oculus Rift et fleshlight USB mais c’est vraiment la plus grande distance que je puisse admettre entre moi et mon amour propre donc quand j’ai vu le pitch de Her et la tronche de Joaquin Phoenix j’ai eu du mal à buzzer. Et puis est venu le nom de Scarlett Johansson, ça a suffi à me convaincre, moi qui a toujours voulu l’Oculer.

Pour chroniquer le film, j’ai d’abord tenté l’approche ironico-mordante très à la mode sur la blogosphère ciné dernièrement, mais me voilà coeur battant te livrant mes impressions délivrées de tout fiels, rouilles et acides car il s’avère que Her est ravissant, à chaque seconde, et ne saurait être sali par des vaines tentatives de dénigrement. Ça part presque comme une chanson de Voulzy : c’est l’histoire de Théodore + Samantha = amour. Samantha est une IA, c’est aussi la gonz idéale : Indépendante mais taillée pour toi sur mesure, des MAJ à la place des SPM, la capacité de te pondre un album de Fleet Foxes pendant une promenade dominicale,  laissez-lui 5 minutes et elle vous fera voyager aussi loin qu'un épisode de COSMOS. Théodore c’est le type de mec qui a laissé libre court à son côté créatif quand il a choisi son plan de carrière. Accidenté sentimental il n’est plus capable de voir chez les femmes que des corbeilles à foutre, sa vie c’est le bordel. Blessé par un échec sentimental, il cherche à se faire confiance à nouveau. Théodore c’est toi, Théodore c’est moi. Pourquoi tombons-nous amoureux, se demandent Théodore et Sam’ ? Quelles sont les raisons intellectuelles qui nous y poussent, existent-elles ? Est-ce à partir du moment où l’on cherche à rationaliser l’amour qu’il se termine ? Est-ce qu’il faut suivre son cœur ou sa tête ? Suis-je en train de renseigner un compte OKCupid ?  Beaucoup de questions qui raisonnent encore et qui font que je vis dans un album de Sébastien Tellier depuis quelques temps.
Au final Scarlett n’apparait même pas à l’écran, ce qui n’altère en rien la beauté du truc. Her en mettant si bien en scène cette relation redéfinit un standard de qualité dans les couples, c’est la nouvelle bible du vivre à deux dignement. En gros après avoir vu ça plus question de payer à ma zouze une glace à la vanille si elle m’apprend pas en échange deux trois concepts métaphysiques. Tout ça pour dire: toi qui me lis, oui toi, quand je te mettrai une claque sur le cul, saches que c'est parce que tu auras bien mérité ton label Samantha.
A l’amour.

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14 août 2014

BOYHOOD

« Le temps passe et passe et beaucoup de choses ont changé. Qui aurait pu s'imaginer que le temps serait si vite écoulé ? » chantaient les prophètes en leurs heures de gloire. C'était il y a bien longtemps, bien avant qu'ils fassent les premières parties des meetings de François Hollande mais peu importe, cet adage n'est il pas vrai pour autant ? Les années filent c'est une évidence, même pour moi jeune homme encore dans la fleur de l'âge se rapprochant doucement de la trentaine. Ma jeunesse semble pourtant datée d'hier, je me revois encore gamin rêver de ma vie d'adulte, de ce que serait de conduire des voitures volantes, d'avoir un travail, de niquer des gonzesses, de se bourrer la gueule et d'avoir une alimentation volontairement défaillante.
Et puis un jour, on se réveille et on est vieux. On met deux jours pour se remettre d'une cuite, on a pris du bide avec toutes ces années de mastur malnutrition, alors on se met à courir pour le perdre (en vain bien sûr). On a le front de plus en plus dégarni et la tonsure commence doucement à apparaître. Les gonzesses deviennent une, les potes se font rares et le boulot commence à faire chier, bref la vie commence à avoir le goût de merde qu'on a tant redouté. Alors mélancoliques, on jette un regard en arrière et on se demande où sont passées nos dix dernières années.
On aura beau se poser la question, aucune réponse ne pourra véritablement s'approcher de la réalité, seul un regard sur le passé peut nous aider à apprécier le chemin parcouru et embrasser le futur qui s'offre à nous. Richard Linklater l'a bien compris, et a fait de son film une véritable expérience de ciné-réalisme autour de cette question existentielle. Réalisateur de quelques bons films dans un océan de médiocres, Linklater a fait le pari fou de filmer des acteurs sur une période de douze ans afin de nous raconter une histoire somme toute plus banale, la vie d'un adolescent et le passage à l'âge adulte. Déjà vu et revu plus d'une centaine de fois avec plus ou moins de succès, Boyhood sort des schémas et des normes établis et nous colle une madeleine de Proust entre les chicots.
D'une simplicité écrasante, la réalisation nous absorbe dès les premières minutes et ne nous relâche jamais, ainsi la caméra et le spectateur se laissent guider au travers des dysfonctionnements d'une famille, d'un système, d'un état. Doté d'un montage intelligent, Boyhood brille dans tout ce qu'il entreprend jusqu'à nous faire oublier la mise en scène et nous faire passer de notre statut de simple spectateur à celui de membre de la famille. On finit par se retrouver comme un oncle un peu éloigné, surpris de voir son neveu une ou deux fois dans l'année et ébahi par sa transformation physique et intellectuelle ; témoins d'une vie d'enfant, devenu adolescent et aujourd'hui adulte. 
Triste parfois, drôle souvent et intimiste tout le temps, Boyhood est un feel-good movie indéniable. Il nous offre un panel d'acteurs justes et un bande originale savoureuse prenant toute sa place au sein du récit. En dehors de quelques instants cheesy et du cabotinage des plus jeunes au début du film, rien ne vient perturber notre plaisir. Pas même les 2h45 du film qui, à l'image de nos années passées, s'éclipsent en un rien de temps, et puis franchement on a pas envie que ça se termine. Tel un puzzle, chaque pièce finit par être parfaitement à sa place pour  nous dresser un tableau final époustouflant, criant de réalisme et singulièrement inoubliable.
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11 août 2014

STEALING VIVIAN MAIER

Récemment, un fils a fait un film, Finding Vivian Maier, un truc à propos d'une artiste morte, parfaitement inconnue de son vivant, dont il a découvert le taff par hasard.
La meuf : Vivian Maier, née en 1926 à l'âge de 40 ans, moche, nourrice de métier, pure street photographeuse. Le fils deup' : John Maloof, un branleur d'une vingtaine d'années, étudiant en on ne sait quoi, qui malgré sa virginité s'la joue gros mac avec sa découverte.
Tu vois, quelque part ça me prend la tête de parler de ce film tellement le mec le mérite pas, donc retiens juste mon chaton d'être vigilant quand tu mates ce genre de docu. Maloof fait pas un film sur Vivianne, mais sur sa découverte : il s'approprie l'oeuvre, sinon la life d'une meuf qui non seulement lui a rien demandé, mais qui lui aurait même probablement craché un bon vieux glaire à l'ébola sur son petit faciès immonde d'adolescent cainri, n'eut été sa mort en 2007 sur un banc comme une militante du front de gauche. Voilà.
Maintenant, Vivian Maier. Une Céfran apparemment expatriée dans les années quarante aux youhaisses, à Chicago. Ses parents morts, elle bossera comme nourrice pour plusieurs familles successives jusqu'à sa mort. Si tu t'attends à des scènettes de film de uc' avec de la nourrice délurée, remballe tes oilp, Vivian a été autant touchée au cours de sa vie qu'un bouquin de poésie dans l'appart de Secret Story. Du coup, elle compense avec la street photo : elle se trimballe dans les rues du ghetto avec son Rolleiflex pour voler des portraits, des instants en blackènwhite 6x6 du Chicago post-WW2.

Et v'là les photos. Apparemment plus de 150 000 clics, dont des autoportraits de bâtard. C'est simple, elle s'assied post-mortem sur le trône du game pour une raison simple : comme Booba et Jay-Z, Vivian porte pas de slims, elle a des grosses yeukous. Elle fout la honte à la plupart de ceux qu'on considérait comme les boss de la street photo, à qui t'as maintenant juste envie de dire de s'approcher, de prendre leur temps pour viser, de caresser leurs sujets. Désormais, tu captes que Bruce Gilden fait peur aux vieilles, bosse sûrement exclusivement sous drogue et a la classe d'une pom pom girl après cinq shots de tequila. Tu te dis qu'Helen Levitt devrait retourner photographier des chiards, la street photo au 50mm c'est pour les tantes. Cartier Bresson ? Des compos de baisé qui viennent de se prendre un fatality. T'es bon en maths mais où est la vie ? Elle s'est tirée dans les clichés de Maier.
Vivian a balancé une grosse queu-cla sur la joue de plusieurs générations de photographes. Une queu-cla matelassée par un gant blanc de fiotte brodé au nom de John Maloof. Restez libres et aux aguets mes potos.
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24 juil. 2014

LOCKE - LAISSE BÉTON


Cher journal,

Aujourd'hui, je suis allé au cinéma voir le film Locke. C'était pas terrible. Laisse moi te raconter. C'est l'histoire d'un gonze dans sa grosse BM qui rentre du taf et qui au lieu de rentrer chez lui comme le bon toutou à sa mémère qu'il est, choisi de prendre un chemin de traverse sur l'autoroute du vice, avec pour destination finale la rédemption. Si le pitch a l'air aussi con, ce n'est pas innocent, non non le film l'est tout autant.

Le foutre est le ciment de la vie – Confucius

Ivan Locke est un constructeur, un chef de chantier expert dans le béton. Ivan est marié, il a deux enfants, et s'apprête à donner vie pour la troisième fois. Le problème c'est que sa femme ne le sait pas. Voyez vous, un soir de picole et de solitude, Ivan a coulé son béton armé dans le fourreau d'une quadra de passage. Et bim, ce soir la vieille s'apprête à accoucher, Ivan se retrouve donc confronté à un dilemme paternel.

Les Daddy issues, c'est mon dada – L.M.

N'ayant lui même connu son loser de paternel qu'à l'âge de 16 ans, et gardant toujours une rancœur et une haine envers ce dernier, Ivan décide donc de faire ce que son père n'a pas su faire à l'époque : assumer ses responsabilités. Pour introduire cette séance de psychanalyse de comptoir, le réal nous colle quelques discussions houleuses entre Ivan et la banquette arrière (métaphore de l'absence paternelle v'voyez), le tout au travers du rétro intérieur, histoire de bien soumettre l'idée de reflet et de projection entre père et fils.

Crise de la cinquantaine et kit mains libres, on vous aime putain – François H

Le reste du film est une suite interminable de coups de téléphone en kit mains libres entre le boulot et sa femme qui se plaignent tous deux de son abandon de poste, de ses fils qui lui racontent le match de foot qu'il a raté, son collègue bourré et paniqué à l'idée de devoir rattraper ses conneries, et la future maman qui s'inquiète de donner naissance à un gosse attardé parce que le cordon ombilical est noué autour du cou du chiard. J'ai eu les mêmes problèmes à ma naissance, mais pas de quoi paniquer hein, j'ai pas de séquelles. Hormis le fait que je tienne encore un journal intime à 28 ans. Et aussi que je fasse toujours pipi au lit, mais vu que les couches pour adultes se dissimulent mieux maintenant, pas d'inquiétude.

On vous en remet une couche ? – Géraldine (infirmière en maison de retraite)

Sans base solide, le film s’enlise et fait du spectateur impuissant le témoin d’une petite heure et demie de crise de la quarantaine surmontée de daddy issues. Même si les sentiments se font bien transmettre, aucune empathie n'est créée, aucun suspens ne vient bousculer la lassitude du récit. Heureusement que les prises de vues sont chiadées, et que Tom Hardy tienne parfaitement son rôle, sinon on aurait pu facilement penser que Steven Knight avait coulé une bronze sur le cinéma indépendant.

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20 juil. 2014

PING PONG SUMMER : RÉPARER LE RÉTRO CASSÉ

Hier j'ai vu un truc, Ping Pong Summer. Eh bah le mec qui a pondu ça a dû être cryogénisé juste avant la déprogrammation de Madame est Servie et passé au micro-ondes cette année. Le pitch en deux-deux parce que j'ai pas que ça à foutre mon poto : un jeune en cances-va avec ses parents va faire un battle de ping pong avec le mec populaire du hood, et se fait un ami noir (un film d'une autre époque on t'a dit).
T'as la panoplie vintage du jeune branleur des années 80 : les Nike Blazers, le ghettoblaster chromé poussé au volume "tes cons de voisins profitent de ta tape du Wu", les moves de breakdance obsolètes et surtout le kitsch rose-jauni de la génération fluokid originelle, dont les post-résidus laids et de mauvais goût hantent aujourd'hui les centre-villes occidentaux, avançant le côté chébran de leur intellectualisation de la mode. Franchement les hipsters, arrêtez de nous les briser publiquement avec vos fringues pourragas, si vous voulez vraiment faire dans le vintage, allez plutôt niquer vos mères.
Donc voilà, Ping Pong Summer c'est une grosse boîte foutoir de légos qui renferme les artefacts des films pour gosses des eighties : le mythe rétro du voisin pas clair, les school-bullies obèses, les hobbies chiants, les fringues qui te transforment en sur-toi, les bagnoles que t'avais jamais vues dans ta rue de banlieue de paname, mais constamment à la téloche "française" de ces années-là, etc. Et puis tout ce bordel, pour peu que t'aies entre vingt et trente-cinq piges et que t'aies toujours habité à moins de cinq bornes d'un poteau électrique, bah ça marche à fond.
Ca manquait peut-être de teenage-love explicite pour nous, les gentlemen pervers, mais bon, on n'est pas à l'abris d'un Ping Pong Summer 2. Cours l'acheter.
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11 juil. 2014

DES NIOUZES MON FRÈRE

Bah mes négritos, j'vous avais complètement oubliés.
Je viens d'ouvrir la boîte aux lettres de la rédac’, laisse tomber : le machin est rempli à bloc, on dirait ta soeur. En vrai, entre les capotes usagées, les dédipics de meufs désespérées de trente piges et l’intégrale d’Uwe Boll commandée y’a longtemps dans un moment de détresse, poto j’ai sorti le sac poubelle direct.
A la fin de l’été, on fêtera les cinq ans de ce blog / webzine / site internet / objet underground à la con. Du coup je tenais vraiment à remercier du fond du coeur tous nos lecteurs et toutes nos lectrices, vous êtes vraiment des gens de bon goût, on prend plaisir à vous lire dans les commentaires, d’ailleurs y’a pas à dire, on se marre vraiment parfois... Haha je déconne, allez tous niquer vos mères. Bientôt la review de Zero Theorem livrée en chronopost direct dans ton cul. 
Des bisous,
L.M.
P.S. : J'poste surtout sur le teur-twi, j’ai rarement foutu le lien ici mais t’es maintenant informé copine.
P.P.S. : Ah ouaip, les beaux tee's arrivent
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13 mai 2014

BOU-BOU-BOU-BOUSE DE LÀ


Vu que j'ai pas mal de vacances ces dernières semaines, je me retrouve souvent fourré dans les salles de cinéma, il y fait bon, chaud, et on s'y sent cosy, un peu comme dans ta maman. Sauf que ta daronne ne prend pas la carte illimité. Bref, j'y vais tellement que je tombe forcément sur des merdes. Vu que je me sens de bonne humeur, aujourd'hui je te refile des petits conseils pour savoir identifier le type de bouse que tu t'apprêtes à voir et ainsi briller en société. Tu vois gamin, dans la vie il existe trois types de bouses :
Les bouses que tu sais que c'en est une avant même d'y mettre les pieds : normalement les plus simples à repérer. Tu as souvent vu les meilleurs moments dans la bande annonce, si ce n'est le film en entier si tu arrives à le remonter d'après les 230 bandes annonces, extraits et autres teasers. Cette bouse est issue d'un travail de longue haleine, avec beaucoup de scénaristes, de moyens techniques et financiers, d' un max d'effets spéciaux kikoo 3D IMAX LOL et souvent accompagné d'une campagne de pub écrasante. Fort taux de probabilité pour les films à scénario catastrophe.
Dernièrement : The Amazing Spiderman 2, Noé, ou Pompeii.
Prochainement : Godzilla, Edge of Tomorrow ou Lucy.
Les bouses que tu sais que c'en est une aussi mais en même temps tu peux pas y résister c'est vraiment fendard : souvent reconnaissable à son public décérébré, des mecs en marcel qui roulent des mécaniques et des filles qui poppent des chewing gum en parlant beaucoup trop fort. Ce genre de film est irrésistible et vous voyez très bien de quels films je veux parler. Ceux avec des grosses bagnoles, des gros carambolages, des gros bras, des gros flingues, des gros nichons et des petits culs bien moulés, ces films où ton cerveau régresse plus vite que celui de Nadine Morano, où ton QI est comme aspiré par une surdose de conneries scénaristiques truffées d'explosions. Si tu vois une caisse tunée ou un muscle bombé armé d'un fusil d'assaut sur l'affiche, t'es sûr de pas te planter.
Dernièrement : Sabotage, Brick Mansions, 3 Days to Kill.
Prochainement : Fast & Furious 7, Transformers 4, Expendables 3.
Les bouses que tu savais pas que c'en était une, mais franchement là tu t'es bien fait niquer parce que c'est de la merde en barre et en plus t'as raqué 10 balles comme un con : la catégorie bien évidemment la plus fourbe. C'est le genre à avoir des petits films encensés par les critiques presse ou spectateur, tu en entends du bien partout autour de toi, tu t'es dit que t'allais un peu te culturer en allant voir un film d'auteur/de réalisateur reconnu et BOUM tu tombes là dessus. Typiquement, le genre de films qui te fait t'arracher les cheveux. Pour les reconnaître pas vraiment de conseil, mais suis ton instinct. Souvent avant de prendre le ticket, tu le sens moyen, ou tu sais pas trop, alors un conseil tire toi de là mon vieux, c'est comme ça qu'on devient chauve avant l'âge, ton cuir chevelu te le rendra. En revanche, si le film est réalisé par Christophe Honoré, tu l'avais un peu cherché.
Dernièrement : Last Days of Summer, Night Moves, Dans la Cour.
Prochainement : Deux jours, une nuit, Au fil d'Ariane, et très probablement le prochain Sofia Coppola.
Voilà, avec tous ces précieux conseils te voilà paré pour affronter l'été et son lot de superproduction. Note importante : Nicolas Cage ne fait pas partie des paramètres à prendre en compte pour juger du niveau d'un film avant même de le voir. Fréquemment irrégulier sur la qualité de son jeu et de celle du film, Nicolas est un peu comme Flamel, son alter ego du XIVème siècle, son talent est une pierre philosophale et tout ce qu'il touche est susceptible de se transformer en or. L.M reviendra vous dire tout le bien qu'on pense de Joe très prochainement.
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18 avr. 2014

MAUVAIS GENRE 2K14


Une fois de plus, le blog ciné le moins productif de l'année se bouge le cul à Tours pour couvrir la huitième édition du festival international de cinéma Mauvais Genre. Mais cette fois-ci, la couverture du festival se fait en effectif réduit. Pendant que Vincent joue les maçons du cœur dans son appartement avant de s'attaquer à ton fondement, L.M passe des examens de je ne sais quoi, un truc à propos de son avenir ou une connerie du genre. Cette perte de temps quand même, puisqu’on sait très bien que d'ici 3 ans il terminera sur le trottoir ou dans son caniveau. De toute façon, je me fais pas d'illusion, le seul examen qu'il ait jamais réussi c'est son dépistage du VIH.
On rentre direct dans le vif du sujet, et comme chaque année à festival exceptionnel, jury exceptionnel.  Celui-ci se compose de Yannick Soulier, Christopher Priest, Julien Courbey, Sofiia Manousha, et non des moindres HPG en président du jury. Vu la première élocution de HPG lors de l'ouverture du festival, y a de fortes chances pour que ça envoie encore du lourd.
Quelques changements dans la technique, je ferais le maximum pour faire court, je vous parlerais bien évidemment des séances que j'ai vu, je vais pas vous inventer le reste. Je ne ferais qu'un seul article, qui sera mis à jour dès que je trouverais le temps. Vous pouvez cliquer sur le titre pour découvrir la bande annonce du dit-film, et je vous balance un code couleur pour différencier les courts des longs métrages. Si jamais c'est ton film qu'est critiqué et que t'as des réclamations, tu peux toujours te les foutre au cul . Bisous et bonne lecture.
*  *  *
Circuit : un électricien rentre dans une pièce pour réparer le boîtier d'ouverture d'une porte. Aussitôt réparée, la sortie devient l'entrée et inversement. Un loop infernal très bien réalisé, frais et détendu du gland, qui rappelle Buster Keaton, parfait pour bien démarrer le festival.
The Two Faces of January : Un couple d'américains en fuite, visite Athènes et s'attache les services d'un guide séduisant en dedans et escroc sur les bords. Tiré d'un bouquin de Patricia Highsmith, auteur du Talentueux Mr Ripley, le film a des relents de ce dernier, tout comme celui-ci était une copie de son autre livre Plein Soleil (adapté avec Delon), à croire que la meuf a trouvé une bonne recette et l'a démultiplié à toutes les sauces. Un film aux airs de déjà-vu, rien de bien notable si ce n'est la performance d'Oscar Isaac. En revanche si quelqu'un peut m'expliquer le rapport avec le titre.

Reuber : Après s'être fait voler sa petite sœur laissée dans son landau devant le supermarché façon Jay & Bob, Robby se lance à la poursuite du voleur à travers une forêt pour le moins étrange. Traité comme un conte pour enfants, le film traite un sujet adulte avec simplicité, naïveté et poésie. Fantasque et amusant, un récit initiatique qui rappelle Max et les Maximonstres, le Labyrinthe de Pan ou encore Peter Pan. Un film réalisé sans pognon mais bourré de bonnes intentions.
Delivery : Toujours plus loin dans la télé-réalité, une équipe de tournage suit le quotidien d'un jeune couple sur le point d'avoir leur premier enfant. Un peu comme l'amour est dans le pré sauf qu'ici les vaches se font engrosser. Filmé façon found footage, l'idée de reality-drama était originale et laissait supposer un potentiel intéressant à exploiter, un bon montage et une mise en scène au poil malheureusement gâchés par des clichés éculés et une fin prévisible.
LFO : Veuf et passionné de technologies, Robert Nord découvre qu’il peut hypnotiser avec des ultrasons. Un traitement assez barré de ce qui pourrait ressembler à l’adaptation du Déclic, si Manara n’avait pas dessiné autant de bites, de trous de balles, et de chattes avec du poil autour. Fun et assez bien réalisé, on en ressort satisfait sans vraiment laisser de souvenir impérissable.
Kept : Une nippone rentre chez elle et se fait enlever par un maniaque sexuel. Libérée sans violence subie, elle décide de ne pas porter plainte. Une exorcisation de la part de la réalisatrice qui a mis en scène sa propre expérience, un traitement du syndrome de Stockholm sous sa forme la plus basique, d’un ennui mortel et affreusement mal réalisé. Aucun travail sur la bande son, montage immonde, photographie et prises de vues amateurs, direction des acteurs inexistante, un film sans réel talent. Dommage, l’intention est bonne et louable, on aurait adoré aimer le film.
Sinnside : Des gosses se rendent dans un restaurant aux sept péchés capitaux. Effets spéciaux bien foutus, mise en scène réfléchie, et visuellement réussi, dommage qu'on ait du mal à s'attacher au scénario. Vaut le coup d'oeil.
Do : Dominique maraude le jour et ratonnade party la nuit. Le court le plus réussi jusqu'à présent, photographie excellente, mise en scène efficace, pitch délirant et hilarant, je vous invite à soutenir le réal Marc Lahore pour ses prochains projets, ce mec a un gros potentiel en plus d’avoir un excellent capital sympathie.
Apocalyptic : En réalisant un reportage aux AA, une journaliste et son caméraman apprennent l’existence d’une secte dans les bois et décident de s’y rendre pour décrocher un Pullitzer. Une fois de plus, un found footage à la mords-moi-le-nœud qui use très bien des standards du genre mais qui une fois de plus se complet dans cette appellation pour se permettre de faire des plans dégueu. Même quand le caméraman filme ses plans sont à chier. Des acteurs justes, des décors pourtant somptueux et adéquats pour le pitch, mais un scénario et une mise en scène faibles en font un long métrage aux quelques qualités enfouis sous une tripotée de défauts. À mater si vous aimez le found footage de gueule.
Trajectoires : Trois jeunes braqueurs s'arrêtent dans un bistro, et décident de s'en prendre à la caisse. Scénario « inspiré » d’un fait divers mais qui n’a aucun rapport avec celui-ci, réalisation à chier, surjeu des acteurs et film tout bonnement chiant comme la mort, rien n'est à sauver. Je m’étais promis que cette année, j’essaierai de pas être trop violent, mais là je vois difficilement comment faire autrement. Parait que les réals se tâtent à en faire un long métrage, non merci les gars, changez plutôt de métier. Il semblerait que ça recrute chez McDo.
Hell no : Une bande annonce d'un film d'horreur où les protagonistes seraient moins cons que d'habitude et dotés de bon sens. Une petite pincée de Grindhouse et un zeste de Scary Movie nous rendent un court efficace et débordant d'humour.  Le réalisateur Joe Nicolosi également youtuber reconnu (pixelpersecond) vous offre assurément le genre de films que l'on aimerait voir au cinéma.
House with 100 eyes : Ed et Susan ont un hobby : le snuff-movie. Et ce soir, ils tentent le trois en un: 3 victimes pour 1 film. Réalisation un peu paresseuse, bande sonore insupportablement criarde (la salle entière s’en plaignait à la sortie) et effets de style snuff bien dégueu, mais des dialogues bien sentis qui font souvent mouche. Sans les larsens on en serait sortis moins épuisés, d’autant plus que l’effet casse entièrement l’intérêt que le spectateur a la scène. Le film gagnerait à être remonté.
Tulikora / Fist of fire : un batteur de death metal décède suite à une infection et son clébard à truffe de bite joue les Hachiko. Film d'animation léger au graphisme à la fluide glaciale et au scénario bien fumé, on en sort en se disant que la drogue c'est mal.
President Wolfman : Le président des USA se fait mordre par un loup lors d’une partie de chasse, je vous laisse deviner la suite. Présenté dans le registre de La Classe Américaine, nous étions tous plus impatients les uns que les autres de découvrir cette petite perle, et on ne m’y reprendra plus. Mal monté, coordination des voix approximative, et omniprésence d’une voix off, un calvaire à regarder. Nous avons quitté la salle au bout de 30 minutes alors que la majorité des spectateurs dormait déjà à poings fermés.
Hide and Seek : A Séoul, il se murmure que des personnes vivent cachées aux yeux de tous, jusque dans votre propre appartement. Pas facile faire des bons thrillers quand on n’a même pas dépassé 25 ans, mais ici Jung Huh relève haut le niveau et nous balance un thriller bien trempé, qui joue de ses codes avec brio. Inventif et parfaitement maitrisé, le film arrive à créer ce qu’il faut de tension pour vous absorber dans son sillon. Avec certes moins d’excellence que son ainé The Chaser, le réalisateur a de quoi vous surprendre et sa carrière ne fait que commencer.
Doomsdays : Dirty Fred et Bruho sont persuadés que la fin de l’humanité approche. En attendant, ils squattent les maisons pendant les vacances de leurs propriétaires. On regrettera la scénographie pourrie avec 100% de plans fixes, même pas un zoom, ni même un mini travelling, que dalle. Mais on retiendra un film rafraichissant et définitivement hilarant. Le festival est soufflé par un peu de légèreté avec cette comédie aux accents bucoliques. De quoi parfaitement terminé ce festival.
*  *  *
Alors que le festival vient de se clôturer et  de décerner les prix aux lauréats, je termine ces quelques lignes et vous invite à réserver votre semaine précédent Pâques 2015 pour découvrir cet étrange et plaisant festival du Mauvais Genre de Tours. Une fois n’est pas coutume, j’en profite pour remercier Gary ainsi que tout l’équipe du festival qui fait chaque fois un travail de dingue et qui se démène pour nous dégoter les meilleurs films dans les meilleurs salles. Bravo encore à vous tous et longue vie au Mauvais Genre !
Rubrique TL;DR : S’il n’y avait que trois films à retenir du festival : Do, Hide and Seek et Doomsdays.
Palmarès des festivités : Prix du jury ET du jury jeune : Der Samurai; Mention spéciale du jury : LFO; Mention spéciale du jury jeune : Reuber; Prix du public : Extrême Pinocchio.

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26 mars 2014

ARRET AU PORT DE NICE : DEUX MINUTES D'ARRET

Bon ça suffit comme ça, ça fait trois semaines qu'on nous bassine avec le MH370, alors que moi j'ai flairé le coup de pub depuis le début. Faire disparaître un avion de la surface du globe tout ça pour faire parler de Non Stop, sans rire plus rien n'arrête les agences de comm'.
Liam Neeson, un marshall de l'air avec un problème d'alcoolisme fait son taf pepouze dans un long courrier lorsqu'il reçoit des sextos de pirates de l'air. Un passager mourra toutes les 20 minutes jusqu'à ce qu'une rançon soit versée. Bon, ça fait longtemps qu'on le sait Hollywood n'a plus d'idées. Il y avait d'abord eu Samuel L.Jackson qui devait se battre à coup de micro-ondes contre des serpents dopés, maintenant Liam Neeson contre une bande d'enragés du sms lol sur fond de trafic de coke et de combattants de la liberté. Putain, mais c'est quoi le suivant ? Matt Damon versus des loutres qui luttent contre le réchauffement climatique ? Ceci dit, je serais prêt à payer pour voir ce film.
Avec son pitch bas de plafond, le film atteint difficilement des sommets mais trouve un rythme de croisière assez sympa avec le traitement de l'enquête en huis clos à 8000 pieds. On regrettera forcément le dénouement de l'histoire qui se fait à la truelle, et de manière générale le film possède un des cadrages les plus amateurs récemment vus. En revanche l'intrigue est suffisamment bien montée pour instaurer une parano pas trop dégueu et nous plonger avec intérêt dans l'enquête. Bon après, si tu sais décrypter les codes du ciné, tu pisteras dès le départ que le bad guy c'est forcément un étranger. En même temps, est-ce que cela aurait été crédible autrement ?
Au casting, on retrouve Qui-Gon Jin, Julianne peinture vaginale Moore, Scoot McNairy et Corey Stoll. Pas grand chose à dire, si ce n'est qu'on a du mal à se détacher du personnage de Corey Stoll qui a une palette d'acting si réduite, que son rôle de Peter Russo dans House of cards lui colle à la peau. Derrière la caméra, on retrouve le mec qui avait su nous surprendre avec son film d'horreur Esther, et qui rempile ici une seconde fois dans les thrillers des productions Joel Silver après son Sans Identité dont on se serait bien passé. Manquait plus qu'une BO et on aurait pu tout envoyer en l'air. 

Voilà, tout ça pour vous dire, non le MH370 ne s'est pas crashé, il a été détourné en Islande par des indépendantistes LGBT associés à l'amicale des hipsters Paris 11, ils revendiquent le droit d'égalité et réclament des brunchs à moins de 15€.
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8 mars 2014

LES TROIS FREROS VS LE CINEMA FRANÇAIS

À sa sortie, tout le monde a mis coup d’tête balayette aux Inconnus à un tel point que j’avais fini par croire que Les trois reufs 2 avait été écrit par un tube digestif et réalisé par un rectum. Les inrocks n’avait plus qu’à tirer la chasse. J’ai été renifler moi-même l’odeur de ce come-back : bande de fdp, j’vais vous vaporiser d’Air wick à la lavande, le retour des Trois fréros sent la putain de rose.
CANARD WC ENCHAÎNÉ
Ça s’pince le zen sur Les trois bros, arguant que ça pue le rance, mais ça serre les fesses devant Supercondriaque. Woh les cons, vous avez déjà vu Turf ? Boule & Bill ? Fonzy ? Les seigneurs ? Camille redouble ? 20 ans d’écart ? Trésor ? Mon père est femme de ménage ? Philibert ? Halal police d’état ? Poltergay ? Pierrot le fou naaaan jrigol nique sa mere ^^ !!!!
Ni meilleur ni moins bon, Les trois srabs 2 est fait dans le même moule que le premier opus. Vannes, comique de situation, regard satirique sur la société, okay c’est tout pareil mais t’en connais beaucoup connard des comédies en 2014 qui ont le level d’une comédie des 90’s ? 
LES GARÇONS DANS GUILLAUME
Forcément, on a reproché au film d’être has-been. Scuz, si sortir la comédie de l’année c’est s’encombrer le gosier de chibres sans assumer d’être la pire tarlouze de l’Union Européenne, les Inconnus ne se mettront jamais à table avec Guillaume mashallah !
Les inconnus ont démoulé comme des patrons. Un perfect. Sans toucher la cuvette.
*  *  *
NOTE : 3 / 5
Je donne une note de 3 % de population issue de l’immigration à l’époque du premier Trois frères, une bien belle époque… sur 5 à Les trois frères - le retour.
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28 févr. 2014

AMERICAN SBEUL

Un couple adultérin d’arnaqueurs du dimanche (Christian Trood’ Bale & Amy Wednesday Adams) s’associent à un looser du FBI (Bradley Mini Cooper) pour coincer un politicien véreux, le Balkany local (Jeremy Yves Renner). Sauf que l’officielle de l’arnacœur (Jennifer Lawrence anyways) va foutre un american sbeul dans la combine, normal la meuf est h-24 rrée-bou, le foie constamment imbibé; à défaut du couloir utérin.
HARD BRAINFUCKÉ
2h15 de flim et deux seuls mouvements de caméra : le travelling avant, le travelling arrière. Putain le réal David O. Russell a pris mon cerveau pour un trou d’balle, ce chien m’a fait un va-et-vient cérébral, je marchais plus droit après la séance.
À part ça, Christian Bale a enquillé les kébabs pour endosser le rôle. Boum 18 kilos de graisse pour le Dark night, ça t’apprendra gros sac à réclamer une double ration à l’Iztanbul. Hé Batman, sur ton salade-tomate-oignon, on sait qui versait la sauce blanche : Robin !
AMERICAN POUFF
J’en reviens pas, American bluff est nommé 10 fois aux Oscars ! Pour moi, la seule nomination que mérite ce film de merde c’est une neknomination. « Hé ho les amis fb, regardez comment je bois de l’alcool comme un mac [une gorgée de malibu coco plus tard] nique sa mère j’suis arraché, allez je nomine Jennifer, Bradley et Christian, prouvez-moi qu’il y a des grosses caisses à Hollywood ! »
Piètre scorseserie, American bluff a au moins le mérite d’avoir su rendre Amy Adams particulièrement bonnasse. Comment transformer un coton-tige usagé monté sur un 95C en un épicentre à foutre ? En lui teignant les cheveux. Comment métamorphoser un tromblon auburn en un aimant à burnes ? Des frisettes brunes et le tour est joué. Christina Cordula approved.
*  *  *
NOTE : 1 / 5
Je donne une note de 1 neknomination à l’absinthe suivi d’un coma éthylique sur 5 à American bluff.
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12 févr. 2014

THE SELFISH GIANT ET UNE GRANDE FRITE

Avant d’écrire cet article, j’avais plein de trucs à vous raconter sur mes dernières aventures cinématographiques, j’hésitais à vous dire du bien sur Philomena ou sur American Hustle, et vous dire du mal avec quelques nuances sur Robocop ou The Ryan Initiative. Finalement, j’ai opté pour un film bien trop méconnu à son grand dam, tout juste distribué dans une cinquantaine de salles pour son lancement au 18 décembre dernier, et toujours à l’affiche dans quelques irréductibles cinémas de quartiers parisiens qui luttent encore et toujours contre l’envahisseur. 
Très librement inspiré du conte éponyme d'Oscar Wilde, le film raconte l'amitié de deux gamins du Yorkshire. Importée direct from london, cette petite perle de pudding s’appelle The Selfish Giant. Le décor prend place dans les quartiers défavorisés de Bradford, la lointaine campagne de Manchester. Pour bien visualiser le truc, imagine-toi un mix entre la Beauce profonde et Dunkerque, peuplé d’immigrés, de junkies, de skinhead, et de familles qui seraient prêts à revendre un de leurs gosses pour pouvoir se tirer d'ici.
Treize piges, queue de rat, carrure de crevette et les oreilles du prince Charles, Arbor est un gamin à la scolarité perturbée, suivi médicalement pour des crises de nerfs, et qui possède une vilaine tendance à se fourrer dans les mauvaises combines. Enragé contre le monde entier et proprement déterminé, c'est le genre de gosse bien parti dans la vie : il terminera clodo ou critique ciné. De l'autre, Swiffty, un petit gras avec une gueule sympathique, pas méchant mais facilement influençable, et qui a un léger penchant pour les canassons. Avec une famille aux penchants violents et alcooliques, sa vie d'adulte semble déjà merdique : il terminera soudeur ou journaliste sportif. Quand les deux mômes se font virer de l'école, ils décident de se mettre au service du ferrailleur du coin, un gitan qui organise des petites courses de chevals sur l'autoroute, pépère, et qui rachète tous les précieux métaux que les gamins du quartier pourront lui rapporter. Ainsi les deux compères partent à la chasse aux trésors, des casseroles en laiton aux câbles des voies ferrées, rien ne peut plus les arrêter.
Sur fond de drame social et de misère humaine, il y a quelque chose de pourri au royaume de sa majesté la Queen Elisabeth II scène, la réalisatrice Clio Barnard signe pour sa première fiction, un film qui emprunte ses codes aux contes de notre enfance tout en abordant un sujet aux aspirations adultes. Avec comme toile de fond une centrale électrique et une décharge à ciel ouvert, la caméra parvient à percer les secrets de ces lieux glauques et sordides pour en extirper de la poésie et de la beauté d'une manière insolente. La musique assurant pleinement son job pour nous immerger dans le quotidien anglais des deux lascars, il ne manquait que l'incroyable performance de ses jeunes acteurs pour faire de ce film l'incontournable de ce début d'année. 
Le résultat est géant, et n’est pas sans rappeler This is England, et évidemment Tyronnasaur de Paddy Considine qui voyait déjà ses héros tiraillés par le sens de leurs vies et lutter contre leurs situations sociales. Certains y verront la patte de Ken Loach à travers la vision de la working class, d’autres y verront un film des frères Dardenne avec des nuances de Dickens, dans tous les cas personne n’en ressortira indifférent.

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9 févr. 2014

GONZO TOTAL : J'AI CHOPÉ LE SIDA POUR VOIR DALLAS BUYERS CLUB

Le problème fondamental de la presse cinéma, dans les magazines et sur les blogs, c'est le même que chez les journalistes sportifs : 98% d'entre eux sont des branques inintéressants et sans couilles (sondage Opinion Way sur une population représentative de 100 cafards) . Pour remédier à cela, le journaliste a deux solutions :
● ouvrir un compte twitter, essayer de commenter l'actualité avec des blagues et des jeux de mots, puis mettre fin à ses jours (méthode classique dite du mongolien).
● devenir intéressant (méthode difficile dite de la rééducation de l'inné)
SIDA POUR TOUS
Personnellement j'trouve que le meilleur moyen de piger l'action et de faire sortir le meilleur de quelque chose, c'est de se mettre en situation. Le gonzo-journalizeum, quoi. En l'occurrence, l'investisseur russe d'ASBAF, Dimitri Enkulov, en clair le mec qui finance les putes à la rédac', m'a demandé d'aller voir Dallas Buyers Club, un truc sur un mec qui aide des sidéens dans les années 80, le pire film de l'année selon lui. "Un vilm à gier avec dout blein de bédés gui z'engulent et augune szène de baise hédéro", m'a fait ce fils. Moi je suis pas spécialement homophobe, je suis même plutôt pour que les pédés et les gouines puissent autant divorcer et se mettre sur la gueule à la maison que les types de la manif pour tous, donc j'ai dit : "okay". Mais si c'est pour sortir un article aussi chiant qu'un direct de ski de fond, c'était pas la peine. Donc j'ai eu une idée, histoire de vraiment vivre le film, de déborder d'empathie à l'égard de ce bon vieux McConaughey, donc sur les conseils de Béatrice Bourges, je suis allé faire un tour dans un bar à goudous, commandé leur cocktail le plus pédé possible et hop : j'ai chopé le sida. 
T'AVAIS QU'A METT' UNE POTECA
Le doc' au centre de dépistage a mis ses lunettes et a maté mon dossier, l'air passablement bourré. "Ah putain ouaip alors vous avez un sida là, c'est clair. Ah, quoique. Nan vous en avez deux en fait". Le mec a sucé sa bière et m'a raccompagné. "Vous pouvez prendre un bonbon là hein si vous voulez, voilà. SUIVANT". Parfait ! J'ai appelé mes parents pour leur annoncer la bonne nouvelle puis j'ai tracé au ciné. Première scène : McConaughey baise une meuf. Putain, moi je croyais qu'il était pèd' dans le film, heureusement que j'ai pas choisi de choper le sida en payant mon boule lors d'une soirée à la mairie de Paris hein. Pas grave, on continue. Lui, homophobe comme tout bon texan, s'étonne d'avoir chopé une maladie d'tante. Je comprends pas comment il a pas pu s'en douter avant hein, le mec pèse 12 kilos tout mouillé dans le film : tu le réduis en poudre, t'as pas de quoi te faire une soupe.
EL SIDA NO ES UN PROBLEMO
L'industrie du médoc, pas très classe, lui refuse un traitement sympa, si bien que le mec est obligé de faire 800 bornes pour aller se soigner au Mexique. C'est  d'ailleurs là que j'ai ressenti le plus d'empathie. Y parait que t'as statistiquement moins de chance de mourir en t'enfonçant une poutrelle de bâtiment dans le fion qu'en allant chez le médecin au Mexique. En gros je t'explique, pour un mal de tête, on te fout un masque à oxygène sur le tarin et tu te réveilles le lendemain avec un burrito au poulet à la place de la prostate, laquelle est déjà tranquillement recousue dans le fondement du boss des Zetas. Pour que McConaughey en arrive là, c'est vraiment que le sida ça doit pas déconner. Vu qu'il finit par choper pas mal de médocs aux Xicains, Matthew fonde un club à Dallas pour les bicrave aux travelos du coin et fait son biz. Au fur et à mesure des batailles avec le gouvernement quant à ses pilules, le mec va se mettre à défendre les homos avant de penser à ses billets. C'est beau la maladie.
Moi ça m'a quand même fait peur toutes ces histoires de sida, heureusement qu'on a trouvé le vaccin putain, d'ailleurs maintenant que mon article est terminé, j'ai plus qu'à filer chez le pharmacien pour le pécho. Ouf ! Bise bande de tarbas.
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7 févr. 2014

JACKY ET MICHEL AU ROYAUME DES FILLES

Riad Sattouf, sale chat du rabbin, je n’ai qu’une envie : te balancer contre un mur. Devant ton film, j’étais Farid de la Morlette, je trépignais à l’idée de te jeter contre la façade d’un HLM. J’aurais préféré prendre 1 an de zonz plutôt que mater les 1h30 de ton Jacky, assurément l’œuvre d’un gros handicapé. Ça tombe bien, j’ai trois srabs mineurs de la banlieue de Grenoble qui t’invitent cordialement à une promenade au parc de La Poya. Allez boum, à la flotte Riad, mongolien de merde !
Sattouf, faut le tondre.
*  *  *
NOTE : 0 / 5
Je donne une note de 0 lancer de séfarade contre le crépi sur 5 à Jacky au royaume des filles.
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