28 décembre 2011

LE MEILLEUR ET LE PIRE DE 2011

Salut les enfants, voilà, vu que tout l'internet balance ses tops de merde, tu nous attendais pour savoir ce qui a été bon cette année. A la rédac', on est d'accord pour dire que 2011 a été une meilleure année que la précédente, malgré des trucs bien plus merdiques (dont on a fait une liste en fin de post). Voici le best du bon goût ciné de cette année, signé ASBAF :

#1 J'AI RENCONTRÉ LE DIABLE -> review
#2 POLISSE-> review
#3 THE ARTIST-> review
#4 DRIVE-> review
#5 LE GAMIN AU VÉLO
#6 MIDNIGHT IN PARIS-> review
#7 127 HEURES-> review
#8 LE STRATÈGE-> review
#9 FIGHTER-> review
#10 NEVER SAY NEVER-> review

Et on décerne pour la première fois le PRIX ASBAF récompensant un film à la fois très con et très bon :

     décerné à :  
The Rum Diary



Et le top 2011 par taulier :

(tu cliques sur le numéro pour accéder à la review)

L.M.
Akwell
Vincent
Thomas



#1 127 Heures
#2 The Artist
#3 Le Stratège
#4 Midnight in Paris
#5 Le Gamin au Vélo
#6 J'ai Rencontré le diable
#7 Polisse
#8 Fighter
#9 Never Say Never
#10 La Ballade de l'impossible

#1 Drive
#2 Polisse
#3 The Artist
#4 J'ai Rencontré le diable
#5 Midnight in Paris
#6 Le Gamin au vélo
#7 Submarine
#8 Donoma
#9 Balada Triste de trompeta
#10 Never Say Never

#1 J'ai Rencontré le diable
#2 Shame
#3 Le Gamin au vélo
#4 Bon à Tirer
#5 Polisse
#6 127 Heures
#7 Midnight in Paris
#8 Le Stratège
#9 La Solitude des nombres premiers
#10 Echange Standard

#1 Drive
#2 Super
#3 The Green Hornet
#4 The Artist
#5 J'ai Rencontré le diable
#6 Polisse
#7 L'Agence
#8 Fighter
#9 True Grit
#10 Contagion




Le commentaire de L.M. : Encore une fois, aucun foutu paradoxe en 2011 pour oim, mes films préférés sont un huis-clos sur un idiot de sportif, un film muet sans la moindre petite explosion en 3D et un truc sur le management d'une équipe de baseball alors que j'en connais même pas les règles. Fin 2012, Mélanie Laurent me refourgue un disque.
Le commentaire d'Akwell : Devant l'ampleur de succès tels que Rien à déclarer ou Intouchables, on peut raisonnablement avoir peur pour l'espèce humaine et le véritable cinéma. Et même si 2011 a été la suprématie des cons au box office, quelques réalisateurs auront relevé le niveau et donné un peu d'espoir. Tant qu'Omar Sy, Dany Boon et autres Eric & Ramzy n'obtiendront pas un oscar, j'aurai foi dans le cinéma.
Le commentaire de Vincent : Cette année, un Coréen a poursuivi à vélo l'assassin de sa femme alors que celle-ci venait de lui octroyer un bon à tirer dans le Paris des années 30's. Victime de son addiction au sexe, un manager de baseball s'est coincé la bite sous un caillou et a dû se la couper ; comme si ça suffisait pas, Maïwenn était là pour filmer. Un matin, le Coréen et le manager se sont réveillés dans la peau de l'autre et de surcroît dans un film au titre imbitable. Du moins, c'est tout ce dont je me souviens de 2011.
Le commentaire de Thomas : Ma plus grande claque sur les fesses cette année c’est un grand blond silencieux qui me l’a donnée. Ma plus grosse surprise vient de deux films de super héros qui bousculent joyeusement le genre. Quant à ma déception la plus forte, c'est une jailbait psychotique à nibards pourtant un cocktail délectable. Moralité : le cinéma c’est une histoire de couilles, les féministes peuvent me faire un sandwich.


Bonus : Les grosses merdes de 2011 par taulier
(pareil, tu cliques sur les numéros pour accéder aux reviews)
L.M.
Akwell
Vincent
Thomas

#1 On ne choisit pas sa famille
#2 La Planète des singes : les origines
#3 La Nouvelle guerre des boutons
#4 L'élève ducobu
#5 Shark 3D
#6 Pirate des Caraïbes 4
#7 Au-delà
#8 World Invasion : Battle L.A.
#9 Very Bad Trip 2
#10 Le Flingueur

#1 Halal, police d'état
#2 Philibert
#3 Rien à déclarer
#4 Transformers 3
#5 Super 8
#6 Pirates des caraïbes 4
#7 Black Swan
#8 Intouchables
#9 127 heures
#10 Twilight 4 - Révélation 1ère partie

#1 Low cost
#2 Philibert
#3 Les bien-aimés
#4 La Planète des singes : les origines
#5 Monsieur papa
#6 Super 8
#7 Chez gino
#8 Le complexe du castor
#9 La conquête
#10 Somewhere

#1 Rien à déclarer
#2 Very Bad trip 2
#3 Halal, Police d’état
#4 Super 8
#5 Green Lantern
#6 L’Apollonide
#7 Thor
#8 127 heures
#9 La conquête
#10 Sucker Punch


Bonus track avec les Catégories : 
Meilleur film avec une horde de bonasses aux seins surdimensionnés à faire pâlir le cast de Pirates 2 :
SHAME
BON A TIRER
SUCKER PUNCH
HOLLYWOO
MEDIANERAS 
Meilleur film intello que tu as essayé d'encenser dans tous les discussions ciné avec tes potes mais qui au bout de 15 secondes n'intéressait déjà plus personne :
LOVE AND BRUISES
TWO GATES OF SLEEP
WINTER'S BONE
AVANT L'AUBE
RIEN A DECLARER
Meilleur film que tout le monde a trouvé merdique mais qu'on a pourtant adoré, mais bon, comment se fier à une masse qui se déplace au ciné seulement pour mater les aventures d'un tétraplégique et d'un nègre ?
INSIDIOUS
OR NOIR
HELL DRIVER
JUST GO WITH IT
CONTAGION
Pire film intello que tout le monde a essayé d'encenser dans les discussions ciné mais dont tu te branlais au bout de 15 secondes :
L'APOLLONIDE
PATER
L'EXERCICE DE L'ETAT
SOMEWHERE
MON PERE EST FEMME DE MENAGE
Pire blockbuster qui est à lui seul une insulte au piratage de films : quitte à se choper 10000€ d'amende et passer pour le tricard du web pendant 12 mois juste pour le mater en dvdrip, autant être impliqué dans une affaire de pédophilie virtuelle :
LA PLANETE DES SINGES : LES ORIGINES
COWBOYS VS ENVAHISSEURS
PIRATES DES CARAIBES 4
THOR
SUPER 8
Pire film qui peut se vanter d'avoir fait bander autant d'hommes d'église :
LA GUERRE DES BOUTONS
LA NOUVELLE GUERRE DES BOUTONS
SHAME
HABEMUS PAPAM
HUGO CABRET
Sur ce, maintenant que tu sais si tu as bon goût, des goûts de merde ou ce que tu vas pouvoir mater en dvd, on retourne se torcher avec des bloggeuses mode de petite vertu. On se voit en 2012 bande de tarés. La bise de toute la rédac'.

26 décembre 2011

ECHANGE STANDARD : UNE COMEDIE QUI FAIT RIRE

En 2011, la crise t’a frappé de plein fouet, aight ? T’as ressenti cette douce claque de l’économie sur les fesses rosées de ton compte épargne logement ? Un peu quand même ? Non ? Sur ASBAF on est bien lotis, on brasse un max de flouze et de fait on se paye un lectorat de nièces d’aristocrates et d’étudiants en école de commerce. D’après nos stats, on n’a d’ailleurs jamais reçu de connexion sur notre site provenant d’un logement social ni même du département de la Meurthe-et-Moselle. Tout juste un clic issu du site web des Restos du cœur - sûrement un mec cherchant des photos de Michèle Laroque naked. Tout ça pour dire, quand c’est la crise, les gens claquent les fafs qui n’ont plus dans le commerce du rire pour justement oublier qu’ils sont aussi à sec que moi et une nonne sans margarine. Problème, alors que le peuple crève la dalle, l’entertainment de la grosse marrade n’a jamais autant ramé, des films avec/ écrit/ produit/ réalisé/ et même le preneur de son c’est lui/ par Kad Merad aux comédies ricaines avec les six mêmes acteurs qui permutent dans un rôle identique, en 2011 tu t’es pas chopé une élongation des zygomatiques. C’est là que débarque Échange standard (The change-up en VO), un concentré de rire parfait pour les gens de bon goût.
De bon goût je précise car si tu as 40 ans dans ta tête, une folle envie les soirs de fêtes de t’enfiler l’intégrale de Schènes de ménache sur M6ch ou même s’il t’arrive parfois de lire Télérama, Échange standard n’est pas ta came. Passons aux présentations. Mitch, père de famille rangé, avocat car c’est un type straight. Dave, célibataire invétéré, acteur au chômage car c’est un quitter. Un matin, les deux potes se réveillent dans le corps de l’autre et vont devoir faire avec - ou plutôt, en profiter un max. Ta petite sœur t’a tanné avec Freaky friday pendant toute sa puberté, c’est le moment de te venger à base de caca dans la bouche, de pipi dans un supermarché et de toucher rectal du pouce.
C’est le scénar le plus con du monde (l’échange de corps) mais aussi le plus prompte aux meilleures vannes. Ici, ça ne manque pas, d’autant plus que le réal qui orchestre ce petit manège des trentenaires obsédés et dépassés se nomme David Dobkin, monsieur Serial noceurs. L’efficacité comique du film repose évidemment sur son tandem : les excellents Jason Bateman et Ryan Reynolds. Tu imagines le même pitch avec Kad Merad et Manu Payet, tu fous le max de guirlandes électriques sur la façade de ta baraque, tu accroches des faux Père-Noël à toutes tes fenêtres, des faux bonhommes de neige plein ton gazon, tu te tiens stoïque devant ton œuvre et tu attends ensuite que les gamins du quartier te lapident à coups de boules de neige et de parpaings : ça devrait faire le même effet. Bateman et Reynolds insufflent à Échange standard une belle énergie ainsi qu’une tendresse assez rare ces derniers temps dans la comédie US. Ces deux acteurs sont les grands artisans d’une comédie qui, sous son couvert scato-sexo-rigolo, s’avère un très beau portrait de l’homme moderne.
Noël se poursuit sur ASBAF, on t’offre un cadeau spécial crise : Échange standard est déjà dispo et emballé au pied de ton sapin megaupload.
Je conclurai par cette réplique de circonstance : « It’s like Christmas in my ass. » A bon entendeur les lectrices.

24 décembre 2011

ON TE REFILE DES TRUCS GRATOS

Notre équipe d'ingénieurs t'a pondu un nouveau design de type frais et américain.
Pour fêter ça et Noël on vous refile des stickers ASBAF sur la page facebook jusqu'à ce soir : http://www.facebook.com/ASBAF 
Cet article s'autodétruira dans ton cul. Bise.

21 décembre 2011

A DANGEROUS METHOD BY DAVID KRONENBOURG

La psychanalyse ça nous connaît sur ASBAF. Dès fois, tard le soir, on ramasse des étudiantes encore plus éméchées que ton père et on les traîne jusqu’à la rédac. L.M. leur offre le verre de trop puis on les allonge sur un divan pour les confronter à notre psychanalyse perso. Daddy issues ? Refoulement d’un culte envers Kad Merad ? On n’est pas plus porté sur le freudisme que sur le lacanisme, on règle généralement le cas de notre patiente à quatre dessus avant de statuer sur sa pathologie : nymphomanie contractée par une lecture trop soutenue du numéro spécial sexe des Inrocks. Si nos travaux psychanalytiques rencontrent un certain succès auprès de ce lectorat de dépravées, nous n’avons pourtant rien inventé : en 1910, Carl Jung soignait déjà des patientes à grands coups de deepthroat. David Cronenberg lui a consacré un film plutôt bonnard : A dangerous method.
Alors ça sort à Noël et moi je te comprends, il existe des périodes plus propices à se farcir un film mettant en scène la relation épistolaire entre Sigmund Freud et Carl Jung, soit les mecs qui sont parvenus à établir que si ta copine couche avec toi c’est avant tout parce qu’elle idéalise son père et qu’elle vit avec un besoin phallique depuis la puberté. Je l’avoue, je t’imagine mal proposer ce film sur deux psychanalystes ennemis à ta sœur et ses sœurs des réseaux sociaux dites « sistah » pour qui Alvin et les chipmunks 3 c’est déjà trop intello. Osef. A dangerous method mérite amplement le déplacement, ne serait-ce pour les scènes durant lesquelles Keira « Dark » Knightley se prend les grosses fessées qu’elle mérite depuis le second Pirates des Caraïbes : Stagnetti’s revenge.
Le pitch du film ? Carl Jung soigne Sabrina Spielrein, une anorexique frappée d'hystérie. Le type ne touche pas encore sa bille en psychanalyse, selon lui cette hystérie tient moins au judaïsme de sa patiente qu’aux fessées qu’elle a pu recevoir durant l’enfance. Un bon prétexte pour la confronter à des tâches autrement que d’encre, si vous voulez mon avis. Freud, dont Jung se veut le disciple, a vent de cette aventure qui bafoue l’éthique des psychanalystes et décide de le maudire. Fin. Plus que deux hommes (incarnés par Michael Fassbender et Viggo Mortensen), ce sont deux courants de pensées qui s’affrontent, un peu comme dans Transformers sauf que là ce ne sont pas des robots.
Passionnant de bout en bout, A dangerous method replace Jung et Freud, pourtant pas des pop-stars pour deux keuss, sous les feux de la rampe avec toute la légitimité qui va avec. Si aujourd’hui tu es capable de théoriser, lors d’une conversation msn tout en xD et smileys de circonstance (O_o), sur le pourquoi du comment ta copine appelait sa mère « papa » jusqu’à ses 16 ans, c’est en partie grâce à ces Pères de la pensée moderne. Avec son concept de la « synchronicité », Jung a par ailleurs éclairé mes lanternes, moi qui associais constamment ma mère à un rouleau à pâtisserie et mon père à un tuyau d’arrosage. En effet, ma mère est une foutue bonne femme au foyer et mon père, un robinet à foutre. Merci la psychanalyse. Merci David Cronenberg.
Conclusion : annule tes séances avec ton psy et viens traîner tard le soir près de notre rédac, on résoudra tous tes daddy issues, ça ne te coûtera que le prix d’une pilule du lendemain.

Bonus track :
cette critique te permet de savoir si tu es toujours coincé(e) au
« stade anal » cher à Freud. Alors verdict, docteur ?

17 décembre 2011

1000 FANBOYS ET 2 BONS FILMS

Je sais pas pour toi, mais à la rédac', on peut dire qu'on a déjà un pied en 2012. Hier aprèm, Ramona (qui s'occupe aussi du marketing) nous signale qu'on vient de toper les 1000 fans sur notre page facebook. Généralement je m'en tape des chiffres, privilégiant le qualitatif (concrètement, checker si nos dernières fangirls sont des bonnasses), mais mille, si c'est pas grand-chose, c'est surtout symbolique. Chais pas ce qui reste de la maigre quinzaine de lecteurs qui nous suivaient durant les six premiers mois d'ASBAF, mais ils se diraient sûrement que ni moi, ni Akwell ne donnait cher de la durée de vie d'Another Shitty Blog About Flicks (c'était pas encore ASBAF), et qu'en vérité, on s'en foutait complètement. Au fur et à mesure qu'on gagnait du lecteur et que mon détecteur de cinéphiles idiots surchauffait, j'ai compris qu'on pouvait se marrer à foutre un peu la merde dans ce blogging-game ridicule. Résultat, deux ans plus tard, on est quatre à être tout simplement au large, panards à l'air, à poster les mêmes conneries sur le blog ciné le plus lu et surtout le plus cool du net.
Pour l'occaz des mille fangirls, Ram' nous a fait une spéciale Mère Noël dans un beau costume qui a rapidement viré au blanc, et de mon côté j'ai payé deux Bosniaques pour qu'il retapent la façade du site (les mêmes que l'an dernier, quelle chance), donc d'ici 2012 vous aurez un beau ASBAF flambant neuf. Mais le vrai cadeau de cette fin d'année, c'est qu'on vous a fait imprimer des tonnes de stickers ASBAF, tu pourras donc en foutre dans ta ville comme un gros rebelle, mais tu pourras aussi en faire un peu n'importe quoi, comme par exemple en coller sur la bouche de ta copine quand elle te fait chier. On vous refile ça bientôt.
Histoire que tu repartes pas les mains vides aujourd'hui, j'en profite pour te conseiller deux bons films pour le week-end, de cette façon tu seras un minimum armé lorsque tes cons d'amis t'embarqueront pour aller faire du curling ou pire, voir Mozart : l'opéra rock 3D. D'ailleurs ça me rappelle mardi dernier, j'étais à Nature et Découverte, moi en ce moment je cherche des chiottes labellisées Max Havelaar histoire de chier équitable, bref, je suis dans ce magasin et alors que j'hésite entre une cuvette en pin et une autre en bois de palette, un mec sapé comme on emballe un hareng m'aborde et commence à taper la discut' pour me refourguer une VHS d'un truc, "Molière : le jeu de piste en ultrasons". Inutile de préciser que je lui ai mis ma main dans la tronche. Je sais même plus ou j'en étais. Ah, si, les bons films. 
Moneyball, ou Le Stratège en français. Brad Pitt joue le manager d'une équipe de baseball qui vient de perdre la ligue en finale, faute de moyens. Il va recruter un jeune économiste, Jonah Hill, pour tenter d'intégrer une vision mathématique du management à l'équipe et ainsi maximiser les probabilités de remporter la coupe. Ou la médaille, ou la batte en diamant, j'en sais rien j'y connais rien au baseball. Le parcours d'un type, le temps d'une saison de sport, qui pose ses baseballs sur la table, essuyant des défaites et remportant des victoires, un mec qui essaye, quoi, malgré le tsunami de bâtons noyant ses roues. Ce film bute. L'autre film c'est The Rum Diary, Rhum Express en cé-fran, featuring Johnny Pedd'. Avant tout, je précise que les plantes vertes de chez Télérama n'ont pas aimé, ce qui en fait automatiquement un bon film. Il s'agit de l'adaptation d'un autre bouquin du mec qui a écrit Las Vegas Parano, on pouvait s'attendre à un truc barré, ça loupe pas. Ce film m'a évoqué ASBAF : un mec se réveille complètement beurré pour aller travailler dans un journal de merde et s'embarque dans des aventures pas possibles. The Rum Diary s'impose comme le film de pochard de 2011. Allez voir ça plutôt qu'd'entendre ça plutôt qu'd'être sourd.
Voilà, je te souhaite un bon wikaine, moi je m'en vais acheter le numéro spécial fin d'année de Télérama afin de finir de tester mes brand new chiottes commerce équitable sous tous ses aspects. J'ai choisi la cuvette en papelard. Bise.

15 décembre 2011

TWILIGHT 4 - DEFLORATION

Ces derniers temps, la rédaction est en plein branle-bas de combat, les fêtes de Noël arrivant à grand coups de moonboots, on commence à plancher sur nos tops et flops de l'année et sur notre feuille de route 2012. Bon, ça c'est en théorie, la pratique est tout autre. L.M s'amuse à jeter nonchalamment par terre toutes ses fournitures de bureau dans le but de voir Ramona les ramasser sans plier les genoux. Profitant de l'occasion, Thomas s'essaye à la photographie et à la diffusion de contenus pornographiques dits UPSKIRT que tu retrouveras tard ce soir sur ton site de ballz favori. Beaucoup plus professionnel, Vincent prépare des menaces, lettres d'insultes et autres vœux de bonne année aux différents studios de prod français.  De mon côté, j'observe ce petit manège de la cour des miracles en me disant que j'aurais préféré être chômeur. Cela ne m'empêche pourtant pas de rester assis le cul enfoncé dans mon fauteuil, les pieds sur le bureau, une bière à la main, la bite dans l'autre. C'est à la fin de cette journée plutôt classique que je me suis posé la question : Quoi de mieux qu'une séance de cinéma tardive pour décompresser de longues heures de labeur ? Twilight 4ème du nom étant toujours à l'affiche dans mon ugc de proximité, mon taux d'abnégation dans le rouge, mon devoir journalistique à l'affût et mon amour propre aux chiottes, ni une ni deux me voilà prêt à attaquer cette pièce maitresse du cinéma contemporain pour toute midinette au quotient intellectuel inférieur à six qui se respecte. La bobine démarre sa course, et me voilà parti pour 1h57 de supplice.
Le flim démarre fort. Dès les dix premières secondes, une forte odeur d'œstrogènes m'emplit les narines, normal Jacob est déjà à poil et il court l'air furax. Il a reçu une invitation pour le mariage d'Edward et de Bella. De leurs côtés, les futurs époux semblent hésitants quant à leur prochain échange de vœux. Cinq minutes et une caravane passent, et j'ai le sentiment d'être devant un mauvais épisode de Dawson. C'est quoi cette foutue manie de passer par les fenêtres pour aller voir une gonzesse ? Ils vont se marier demain, et cette fiotte n’est pas foutu de sonner à la porte comme tout un chacun. S'ensuit une petite blague qui réchauffe la salle d'une hilarité sans précédent :
Edward - Je te retrouve devant l'autel.
Bella - Je serai la fille en blanc.
En plus d'être un bout-en-train phénoménal, Bella est avant tout comme toutes les jeunes filles qui rêvent du mariage parfait. Sa vision de la perfection se limite à une cérémonie en plein air avec des saules pleureurs, où les invités seraient vêtus d'un blanc immaculé et de roses rouges accrochées au col. Plus ringard, tu meurs. Je saute cinq autres minutes inintéressantes, où après un discours somme toute parfaitement chiant, s'ensuit le baiser des deux époux. Twilight 4 - Révélation apporte une nouvelle pierre à l'édifice du baiser de cinéma avec un Robert Pattinson qui embrasse comme un aspirateur Rowenta MX3500 je m'essaie à la diffusion de publicité détournée comme sur nos blogs favoris. Le mec semble plus apte à lui gober l'œsophage qu'à lui rouler une pelle. Ça fait quatorze minutes que le flim est commencé et déjà le public parle à voix haute. Qu'est ce que je fais, je me barre ? Ma curiosité l'emporte sur ma raison, je reste.

 Viens alors le moment de se moquer des mariages avec un peu de lolz, les querelles familiales loups garous vs vampires je vous en parle pas plus, on a déjà tous assisté à ça au moins une fois dans sa vie , le père qui tape son speech sur le fait qu'il tuera son gendre s'il fait du mal à sa fifille adorée, la mère qui te tape tro la tehon paskel chante 1 chançon damour de boloss, j'en passe et des meilleurs. Forcément, après le mariage vient le moment de partir en lune de miel et de nous rappeler que les vampires roulent en Volvo XC60 pour profiter de cette nouvelle vie à deux, et surtout pour bourriner la mariée. Vu le prix du traiteur, j'ose espérer que madame ne verra pas d'inconvénient à sa prendre une petite giclée dans la gueule.
On en est à 45 minutes, ça fait 12 fois que je réactualise ma TL en espérant tomber sur quelque chose d'intéressant. Pas de bol, y a qu'un foutu New Yorkais qui tweete sa life, je replonge dans le flim, pour m'apercevoir que le réal n'a absolument pas le souci du détail. Les jeunes mariés quittent la sauterie en milieu de soirée - 00h00 ou 00h10 je dirais selon la position de la lune - roulent vers l'aéroport, prennent l'avion direction ton fion dans les favélas de Rio, voguent ensuite vers une île, et arrivent tranquillement au milieu de la nuit. Empli de mépris et d’un désintérêt total pour l’histoire, j'ai commencé des recherches pour étayer la thèse suivante.
Sachant que les villes de Forks et de Rio sont séparés par une distance de 11267 km et qu'un avion a une vitesse moyenne de 970 km/h
Nous obtenons le calcul suivant : 
11267/970 = 11,62h.
11,62h = 11h 37min.
Même sans inclure le temps passé à se frotter aux ruelles crasseuses de Rio et le trajet en bateau, il est physiqueputaindement impossible que nos amoureux transis arrivent sur leur île dans la soirée. Il semble que le réal n’ai pas poussé ses études plus loin que la 6ème, et pour le coup n’a pas eu le temps d’être informé de l’existence des produits en croix.
Malgré toutes ces conneries, je n'ai pas manqué un morceau du film. Faut dire qu’arrivait le moment tant attendu de la baise, après trois volets ça manquait. La suite je vous la fais en mot à mot sinon on va y passer des heures. Les plus forts à pyramide comprendront : baise, lit cassé, retard règles, bébé, vampire, sang, risque, sauver,  loups garous, accouchement, fille, Renesmée, morphine, morte, venin, vivante, yeux. Au beau milieu de ce foutoir, la scène de l’accouchement sort du lot et met véritablement le spectateur dans une position inconfortable. Normal, comment aurait-on pu deviner qu’une scène trash s’incrusterait au beau milieu de ce pavé pour pouffiasses décérébrées ? C’est comme si on découvrait une once d’intelligence dans un épisode de Suckit, ça donnerait un semblant d’espoir.
Revenons à nos moutons, n’oublions pas que dans l'ensemble le flim est mal réalisé et possède des grosses lacunes tant sur un cadrage bancal que sur une mise en scène aléatoire. Les plans sont mièvres et les acteurs égaux à eux même ; comprendre ici deux expressions : sourire, froncement de sourcils. Les effets spéciaux sont toujours une partie de rigolade, cette fois-ci ils font parler les loups de manière incohérente, la scène est à se tordre de rire ou de douleur, au choix. Les effets de style flous et flashbacks sont abominables, en surnombre et probablement travaillés sous paint ou avec l’animation powerpoint. Complètent le tableau des horreurs, des combats toujours un peu plus grotesques et une BO qui vous fera passer un vrai calvaire. Les dialogues sont tellement cons que le réal évite les scènes de blabla au maximum et balance en contrepartie une compil de derrière les fagots. On obtient donc un mix d'accordéon synthétisé, de techno vampire, de country werewolf, de flûte et de pipeau. Un bonheur pour les oreilles.
Pour conclure rapidement, j’aimerais citer la sœur d’Edward qui donne une belle leçon de vie et de philosophie à la JCVD : Un bonheur imparfait vaut mieux qu'un bonheur impossible avec une personne hors d'atteinte.
On dit que Rome ne s'est pas faite en un jour, mais le scénar de Twilight semble avoir relevé le défi.

11 décembre 2011

SHAME : YOUPORN C’EST MAL

Sensation de la dernière Mostra de Venise, nouvelle dope du réal Steve McQueen, Shame squatte l’actu ciné pile entre l’accouchement du chiard de Bella et le come back qui s’autodétruira dans 5 secondes de Tom Cruise. On ne va pas se le cacher, Shame c’est ton histoire, c’est mon histoire, c’est celle de l’homme moderne qui a une souris et un accès illimité à un truc encore plus fort que la Bible : le porn. Steve McQueen (un homonyme, pas le gars de Bullitt, je précise pour les teubés) évoque dans Shame notre fascination/répulsion à l’encontre des anal worship, blowbang et autre cum swapping. Autant dire que tu es plus que jamais concerné par le sujet du film et si tu ne me crois pas, checke ton historique et rendez-vous au paragraphe suivant.
On suit donc le quotidien de Brandon, un New-yorkais comme un autre, bien peigné, bien sapé, qui partage sa vie entre le boulot et une addiction au sexe. Dans le monde normal, on croiserait cet homme entre deux next sur chatroulette, quelque part à poil entre bazoocam et omegle. Au cinéma, c’est un mec qui bosse sur Wall Street. Brandon est joué par Michael Fassbender, regard d’acier et mâchoire serrée. Un bonhomme. Un mec qui connaît la valeur d’une capote – c’est d’ailleurs pour ça qu’il n’en use jamais. L’homme sait s’occuper : clics sur youporn, prostituées à domicile et chasse au 95C dans les bars. Mais quand sa sœur (Carey Mulligan, vue dans Drive) débarque en ville et squatte son appartement, Brandon doit cacher sa dépendance « honteuse »… Un peu comme quand ta mère débarquait dans ta chambre quand tu avais 13 ans et que tu découvrais les joies du modem 56k.
Steve McQueen colle au bask’ de son héros, le filme bien souvent dans son plus simple appareil sans jamais sombrer dans le voyeurisme. Au-delà d’une simple teube, la nudité crue de Shame illustre un engrenage de pulsions dans lequel le personnage sombre immanquablement. Par une mise en abyme assez subtile, le réal interroge une société construite autour du sexe et de ses codes mais qui en condamne l’addiction. Rihanna écarte les cuisses, 10 millions de mp3 s’écoulent. Trois suédoises se torchent nues sous une cascade à la télé, tu achètes tel gel douche. La « honte » du titre repose sur cette idée de malhonnêteté qui plane sur le film : le sexe fait vendre mais le sexe c’est mal. On suit alors cet accro du cul se débattre contre sa dépendance, s’essayer aux sentiments et sombrer à nouveau dans ses vices. Toujours plus bas. Toujours plus sales.
Plus fort encore que Hunger, sa précédente réalisation, Shame traduit un impressionnant savoir-faire plastique qui parvient à saisir, au-delà des mots ou des corps, le mal-être et le bien-être cumulés de ce sex-addict. On n’avait rien vu de tel depuis Max Hardcore. Sophistiqué et résolument contemporain, le film n’a que peu d’égal – certainement pas Choke d’après Palahniuk qui traitait du même sujet – mais cultive cependant des points communs avec du Brett Easton Ellis ou du Kanye West (cf. Hell of life). Si on était sur France inter, j’évoquerais la force du découpage de McQueen qui confère à Shame une aura sensationnelle. Ici sur ASBAF, je peux te dire mon gars qu’il y a des boobies à te faire oublier ceux de ta mère.
Si tu as tout à fait le droit de préférer Xhamster aux Chipmunks, il t’est en revanche indispensable de débrancher lobstertube pour foncer dans le premier ugc de proximité venu et de te poser devant Shame. Sans oublier le sopalin.

4 décembre 2011

TIME OUT : DEJA 10 MILLIONS DE SPECTATEURS EN GRECE

« Le temps c’est de l’argent », tu l’as entendu des milliers de fois et quand tu y réfléchis bien ça n’a aucun sens. C’est tout aussi inepte que « l’air c’est du flouze » ou « la mémoire c’est de l’or en barre » et pourtant dans le futur, le temps c’est de l’argent for real. Angela Merkel a beau tenter de le sauver, l’euro a disparu depuis belle lurette, le dollar et les dirhams avec, au profit du temps. Et ouais, dans un futur proche mais suffisamment lointain afin que t’aies quand même le moral pour t’acheter du pop-corn, l’homme vit au crochet d’un countdown perso qui lui alloue un quota de temps à vivre. Dans Time out, tout se monnaye à la seconde près : pour te donner un ordre d’idée, un Mcdo vaut 30 minutes, une vodka-burn 5 heures et une place de ciné pour Intouchables 4 : Philippe & Driss battle handicap invasion environ 6 jours.
L’autre idée de génie des capitalistes qui ont foutu en l’air notre monde, c’est que l’homme conserve l’enveloppe corporelle de ses 25 ans et ce jusqu’à son dernier souffle. Bienvenue donc dans la société de la bogossitude où l’acné et la ride n’existent plus. On l’a tous pris pour un con quand il clashait Greg le millionnaire dans la Ferme célébrités mais force est de constater que Mickael Vendetta nous l’a mise bien profond. En matière d’anticipation, Andrew Niccol est lui aussi loin de dire des conneries : le temps comme monnaie ultime, l’apparence en tant qu’identité, le réal de Gattaca a fait des dérives d’aujourd’hui le monde d’après-demain et sur le papelard c’est plutôt bien senti.
Malgré les bonnes intentions de Niccol, on saisit dès la seconde scène de Time out que ça ne fonctionnera pas. Au petit matin, le héros (Timberlake) embrasse platoniquement sa mère qui, si tu as suivi le raisonnement, possède toujours le 95C de ses 25 ans et le cul rebondi qui va avec. Difficile donc de se projeter dans une société lançant des appels aussi manifestes à l’inceste. Si les relations humaines sont à ce point bâclées, le réal a en revanche davantage officié sur la partie économique de son script : en gros, tout le monde est tricard et ghettoïsé dans des downtowns tout droit sortis de l’URSS pendant que les puissants dépensent leur temps en putes et gadgets Apple. Étrangement, Time out a fait un bide en Grèce...
Une fois basés les postulats de Niccol, vu qu’on est quand même dans un film de type hollywoodien, y’a un héros (Justin Timberlake, mono-expressif), une meuf (Amanda Seyfried, 90B donc pas terrible) et un méchant (Cillian Murphy) qui traque le héros au volant d’une grosse cylindrée noire. Dans ses meilleurs moments, Time out ressemble très fort à Hell driver, la badasserie en moins. Mais trop souvent le film s’englue dans ses aspirations smart : on le sent alors tenu à flot par quelques conseillers hollywoodiens qui ont certainement soumis à Niccol la bonne idée de rendre son film un peu plus débile. Traqué par l’ennemi, au volant de sa voiture de sport, Justin Timberlake emprunte l’autoroute en contre-sens et marche-arrière, esquivant ce que le comté de l’Etat de New York compte de poids lourds et s’entend dire par sa copilote : « Tu es sûr que tu sais conduire !? » Le genre de réplique qui fait qu’on a beau être dans le futur, la femme n’a toujours pas évolué d’un iota.
Préparez-vous à ce que le temps soit de l’argent, les potes. En attendant ce futur proche, en te déconseillant Time out je peux déjà te faire économiser 2h. Deux heures qui s’avèreront précieuses quand tu te retrouveras seul avec ta maman de 25 ans.